Un parfum d’enfance
« Charlie et la Chocolaterie fait partie de ces livres que l’on apprécie enfant, et qui prennent encore plus de saveur quand on est adulte. J’aime personnellement sa façon de combiner émotion et noirceur », confie Tim Burton à propos de ce classique de la littérature jeunesse, écrit en 1964. « Gamin, j’avais adoré le livre et, chaque année, je revoyais la première adaptation de 1971, avec Gene Wilder », expliquait Johnny Depp à la sortie du film.
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Une friandise à croquer
Burton n’est pas friand du digital. Soixante-quinze décors ont été fabriqués dans les studios londoniens de Pinewood. La rivière a nécessité 650 tonnes de substances imitant le chocolat fondu. Les arbres à bonbons font rêver, et même les écureuils casseurs de noisettes sont vrais : ils ont été dressés ! Un conseil : prévoyez des sucreries, tant le film invite autant à la réflexion sur l’enfance qu’à… la gourmandise.
Burton-Depp : le ticket d’or
Après Edward aux mains d’argent, Ed Wood et Sleepy Hollow, Charlie et la Chocolaterie est leur quatrième collaboration. « C’est un ami, il me surprend chaque fois un peu plus », dixit Burton. Un bonheur partagé : « Tim pourrait me demander de faire n’importe quoi. Il y a une étrange connexion entre nous, aucun de nous ne finit ses phrases, mais on se comprend. »
Dans le costume de Willy Wonka
Dans la foulée de son pirate Jack Sparrow, inspiré de Keith Richards, l’iconique guitariste des Rolling Stones, Johnny a, cette fois, pour inventer le boss perché de la chocolaterie, emprunté à Howard Hughes, le nabab psychotique de l’âge d’or d’Hollywood, et à son ami le chanteur Marilyn Manson. « Je voulais que Wonka ait quelque chose de sinistre et d’inquiétant. » De fragile, aussi, ce qui le rend touchant.
Charlie et la Chocolaterie, dimanche 21 décembre à 21h10 sur TF1