Merci Claude Berri !
Deux ans après le carton à 9 millions d’entrées d’ Astérix & Obélix contre César, de Claude Zidi, en 1999, l’heureux producteur Claude Berri veut battre le fer du succès tant qu’il est chaud : « Allô, Alain Chabat, je sais que tu adores Astérix et ça fait un moment que tu me répètes que tu as envie de faire une comédie spectaculaire. Il y a tout ce que tu aimes là-dedans et tu ne vas pas avoir cinquante occasions de t’amuser dans un truc pareil. » Le défi est immense, casse-gueule, mais quel cadeau, estime Chabat. Berri veut de l’évasion et lui demande d’adapter l’album Astérix et Cléopâtre, avec le même budget que le précédent : soit 41 millions d’euros. Chabat lui fait remarquer que l’action se passe en Égypte, avec des pyramides, des batailles… « OK, OK, ça coûtera ce que ça coûtera ». 50 millions ! Alors le plus gros budget de l’histoire du 7e art tricolore !
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Jamel comédie show
Dans cet opus, Astérix (Clavier) et Obélix (Depardieu) se font chiper la vedette par Jamel Debbouze. Chabat compose une partition sur mesure pour l’humoriste, alors en pleine ascension. À 26 ans, il n’a jamais été aussi bon qu’en Numérobis, l’architecte en carton que Cléopâtre (Monica Bellucci, ensorcelante) a choisi pour bâtir un palais censé en mettre plein la vue à ce gros frimeur de César (Chabat, impérial), qui juge les Égyptiens has been ! Sans la potion magique, ce sera la case crocos ! « Jamel me fracasse de rire et il a dans le regard quelque chose de puissant ! » Ses impros sont d’or et son sens comique dingue. « J’ai écrit des trucs, parce que je savais que ça ferait marrer quand il les dirait. Par exemple, il est incapable de prononcer Astérix correctement ! »
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Un blockbuster de potes
Chabat a invité tous les artistes qu’il affectionne, certains sont devenus des proches, comme Édouard Baer qu’il ne connaissait pas et dont le monologue d’Otis, improvisé et totalement perché, est devenu culte. À son image, le casting premium est ultra-gâté : l’humour fuse pour tous. Le plateau est euphorique. « Je ne me suis jamais autant marré sur un tournage », dixit Claude Rich, alias Panoramix. De la part d’un ancien des Tontons flingueurs, ça pèse !
15 millions d’entrées !
En 2002, Chabat séduit 14,5 millions de spectateurs dans l’Hexagone. Son humour étincelant, potache, anachronique, subtil et ses clins d’oeil, son sens de la vanne, font mouche, de 7 à 77 ans… voire plus. À chacun sa lecture, mais marrade pour tous. C’est à ses yeux, la magie de la BD. « Quand on lit un Astérix à 8 ans, puis à 40, on ne lit pas le même. Moi, j’ai compris certains gags quinze ans après. » En 2023, Mission Cléopâtre, remastérisé et upgradé en bonus (dont le monologue d’Otis allongé), est ressorti en salles : 410 000 spectateurs ! Et c’est cette version qui est diffusée ce soir !
Et maintenant, une série
Vingt-trois ans après son film, Alain Chabat rempile, avec Le Combat des chefs, une série d’animation en 3D diffusée, à partir du 30 avril, sur la plateforme Netflix.
Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, dimanche 23 février à 21h10 sur TF1
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