Comment cette envie de cinéma est-elle née ?
Antoine de Maximy : Je l’ai depuis toujours. La première fiction que j’ai faite, j’avais 12 ans. Avec mon cousin, on a tourné un film de 3 minutes : toute la famille participait.
Et le déclic pour J’irai mourir dans les Carpates ?
Le point de départ, c’est que je me suis souvent retrouvé dans des situations tordues pendant mes escapades. Très vite, je me suis demandé ce qui pourrait m’arriver si la situation dérapait ? Cette fiction, je l’ai en moi depuis 2005.
Après dix-sept saisons à la télé, vous avez dû recourir à un financement participatif.
C’est incroyable ! Une fois de plus, personne n’a voulu me suivre… au début. Toute ma vie professionnelle a été ainsi. J’ai ramé quinze ans pour faire ce film.
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Dans J’irai dormir chez vous, vous êtes-vous déjà dit : « Là, c’est chaud » ?
Plusieurs fois. Le pire, ce fut en Bolivie, où une fausse policière m’a arrêté. Après trois jours en prison, j’ai réussi à fuir et j’ai quitté le pays en urgence.
Comme dans le film, avez-vous déjà filmé alors que vous n’auriez pas dû ?
C’était ma hantise en Iran. Je circulais sans dire que je faisais un reportage. À Chypre aussi. Je me suis fait arrêter : j’ai dit que c’était pour faire des selfies !
Vous êtes un pionnier en la matière…
Beaucoup de gens m’ont dit que j’avais inventé la perche à selfies.
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En plus de l’intrigue, vous nous offrez un making-of de votre émission…
Derrière le côté improvisé et léger, c’est un travail de fou. Et je ne montre pas tout.
Vu vos exploits amoureux dans le film, une question s’impose : combien de conquêtes en 61 voyages ?
Vous voulez la vérité ? Une seule ! Je n’arrête pas de bosser en tournage. Mais j’ai souvent fantasmé que cela pouvait arriver.
D’autres envies de fictions ?
J’ai adoré diriger les acteurs. Les retours d’Alice Pol et de Max Boublil m’encouragent à recommencer. C’est le plus beau stage de ma vie !
J’irai mourir dans les Carpates, mercredi 5 juillet à 21h00 sur France 5
Interview J. Barcilon