Accusé d’harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles ou encore de viols, le producteur américain Harvey Weinstein s’est attaqué à de nombreuses actrices en profitant de sa notoriété et du pouvoir dont il disposait à Hollywood. Parmi les victimes de ses actes figurent Kate Beckinsale, Cate Blanchett, Angelina Jolie, Rosanna Arquette, Rose McGowan, Alice Evans, Gwyneth Paltrow, Léa Seydoux, Judith Godrèche, Asia Argento ou encore Emma de Caunes.
Cette dernière a affirmé en 2017 avoir été confrontée à Harvey Weinstein en 2010 en marge du Festival de Cannes, lorsqu’il l’a invitée à parler d’un projet de film dans sa chambre. « Quand j’ai raccroché mon téléphone, j’ai entendu la douche couler dans la salle de bains. Je me suis dit : ‘Mais pourquoi prend-t-il une douche ?’" C’est à ce moment-là qu’Harvey Weinstein est arrivé dans la chambre nu et le sexe en érection. J’étais pétrifiée mais je ne voulais pas qu’il voit que j’étais pétrifiée car je sentais que plus je paniquais, plus ça l’excitait. C’était comme un chasseur avec un animal sauvage, la peur l’excitait », a-t-elle confié en précisant avoir réussi à quitter la chambre d’hôtel à temps.
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Mais Emma de Caunes n’est pas la seule comédienne française à avoir eu droit à une invitation d’Harvey Weinstein à Cannes. Adèle Exarchopoulos révèle en effet, dans un entretien à Paris Match, avoir croisé le producteur hollywoodien lors d’une soirée organisée dans une boite de nuit pendant le Festival de Cannes. Ce dernier l’aurait invitée à venir lui rendre visite sur son yacht pendant l’été. Une proposition à laquelle elle n’a pas donné suite. « Dans ma tête, je savais très bien que j’allais partir avec tous mes potes manger des merguez. Je n’ai pas eu l’occasion de me sentir en danger », a-t-elle raconté à nos confrères.
L’actrice française aurait malgré tout eu un échange étonnant avec le producteur américain. Ce dernier lui aurait en effet tapé sur les doigts pour avoir envoyé balader un agent américain réputé. « T’es ouf, tu ne peux pas lui dire ça ! », aurait lancé Harvey Weinstein à Adèle Exarchopoulos en apprenant qu’elle avait conseillé, à celle qui voulait la faire signer dans son agence, de « voir La Vie d’Adèle avant et de lui reparler de la signature après ».
Clara Kolodny