La 97ème cérémonie des Oscars, qui s’est tenue le 2 mars 2025 au Dolby Theatre de Los Angeles, a été marquée par une soirée haute en émotions, où le cinéma mondial a une fois de plus été célébré sous les projecteurs d’Hollywood. Présentée pour la première fois par l’humoriste et animateur Conan O’Brien, cette édition a vu le sacre du film "Anora" de Sean Baker, qui est reparti avec pas moins de cinq statuettes, dont celles du Meilleur film, du Meilleur réalisateur et de la Meilleure actrice pour Mikey Madison. Le pitch ? "Anora, jeune strip-teaseuse de Brooklyn, se transforme en Cendrillon des temps modernes lorsqu’elle rencontre le fils d’un oligarque russe. Sans réfléchir, elle épouse avec enthousiasme son prince charmant ; mais lorsque la nouvelle parvient en Russie, le conte de fées est vite menacé : les parents du jeune homme partent pour New York avec la ferme intention de faire annuler le mariage…".
Adrien Brody sacré Meilleur acteur
Parmi les autres moments marquants de cette 97ème cérémonie, Adrien Brody a reçu l’Oscar du Meilleur acteur pour son rôle dans "The Brutalist", un film qui a également remporté les prix de la Meilleure photographie et de la Meilleure musique de film, composée par Daniel Blumberg. L’univers de la science-fiction a également été récompensé, avec "Dune : Deuxième partie" qui s’est distingué dans les catégories techniques en décrochant les trophées du Meilleur son et des Meilleurs effets visuels. L’animation a, quant à elle, brillé avec la victoire de "Flow", un film letton de Gints Zilbalodis, qui a été sacré Meilleur film d’animation.
Kieran Culkin a décroché le prix du Meilleur acteur dans un second rôle pour "A Real Pain" alors que celui du Meilleur scénario adapté a été remporté par Peter Straughan pour "Conclave". Dans la catégorie du Meilleur film international, c’est "Je suis toujours là", le long-métrage du brésilien Walter Salles qui s’est imposé. Il retrace l’enlèvement à Rio, en 1971, sous la dictature militaire, de l’homme politique et militant Rubens Paiva et le combat acharné pour la recherche de la vérité par sa femme Eunice et leurs cinq enfants. Les récompenses pour la Meilleure direction artistique et les Meilleurs costumes ont été attribuées au film "Wicked", saluant son univers visuel flamboyant.
Le prix du Meilleur court-métrage documentaire a été attribué à "Death by Numbers", tandis que le prix du Meilleur documentaire a été remis à "No Other Land". L’histoire ? "Depuis plus de 5 ans, Basel Adra, un activiste palestinien en Cisjordanie, filme l’expulsion de sa communauté par l’occupation israélienne qui détruit progressivement les villages et chasse ses habitants. Il rencontre Yuval, un journaliste israélien, qui le soutient dans ses démarches. Une amitié inattendue voit le jour".
Le cinéma français sous les projecteurs
Cette 97ème édition des Oscars a également mis en avant le cinéma français, notamment grâce à "Emilia Pérez" de Jacques Audiard, un film qui a été nommé 13 fois lors de cette cérémonie et qui a remporté le 28 février dernier pas moins de sept César, à Paris. Si toutes les nominations aux Oscars du film français n’ont pas abouti à des trophées, le long-métrage est tout de même reparti avec deux trophées prestigieux : Zoe Saldana a remporté le prix de la Meilleure actrice dans un second rôle, alors que la bande originale d’Emilia Pérez a également été récompensée, avec la victoire de la chanson "El Mal", qui a reçu l’Oscar de la Meilleure chanson originale.
"The Substance" de Coralie Fargeat n’est pas reparti bredouille puisqu’il a, quant à lui, remporté le prix des Meilleurs maquillages et coiffures réalisés par Pierre-Olivier Persin, concepteur d’effets spéciaux de maquillage, par Maryline Scarselli pour la coiffure et par la maquilleuse Stéphanie Guillon. Pour rappel, Demi Moore avait dû passer plus de 9 heures immobile afin d’effectuer les transformations nécessaires pour son personnage.