Molières : Isabelle Carré évoque le mouvement Me Too Théâtre dans son discours d’ouverture

Publié le 31 mai 2022 à 9:22
France 3 capture écran
C’est au tout début de la cérémonie des Molières que la comédienne Isabelle Carré a soutenu le mouvement Me Too théâtre.

C’est lors de son discours d’ouverture de la 33ème cérémonie des Molières que l’actrice et romancière, Isabelle Carré, a délivré un message puissant, en faveur du mouvement Me Too Théâtre. "Je vais déclarer ouverte la 33ème cérémonie des Molières. Mais moi, présidente des Molières, je laisserai chacun prendre la parole comme il l’entend. Moi, présidente des Molières, je donnerai le temps aux intermittents de s’exprimer. Moi, présidente, je ne couperai pas le discours des lauréats, je ne chronométrerai pas, mais n’en faites pas trop quand même" a t-elle débuté son discours, avec quelques touches humoristiques.

La comédienne a souhaité poursuivre en soutenant ouvertement et fermement le mouvement féministe qui n’était pas présent. "Nous pensions que le mouvement #MeToo viendrait prendre la parole et il ne vient pas. Alors, moi, qui crois aux livres et qui crois au pouvoir des mots, je voulais simplement vous montrer ce livre, Me Too Théâtre, qui va bientôt sortir et qui, je crois, est un outil important pour faire avancer les choses. Et ainsi, de cette manière, en parlant d’elles, ces femmes courageuses sont un peu parmi nous ce soir", a t-elle continué, tout en montrant au public une couverture de livre avec les trois mots suivants : Me Too Théâtre. Son soutien au mouvement féministe s’est ensuivi d’un tonnerre d’applaudissements émanant du parterre des comédiens présents dans la salle des Folies Bergères.

Si deux membres du mouvement Me Too devaient dénoncer en direct les violences sexuelles et physiques présents dans le monde du théâtre, ceux-ci se sont finalement vus être interdits de prise de parole par l’organisation des Molières. Jean Marc Dumontet, président des Molières, a estimé que "le texte dénonçait la présence de violeurs dans la salle", ce qui s’apparentait а une "agression totalement gratuite". Le discours devait, selon lui, traiter de "la mise en place d’un référent sur les agressions sexuelles dans chaque théâtre ou compagnie".

Par
Lucas Aimé