Ce lundi 6 mai, le collectif a émis un appel à la mobilisation, invitant "tout.e.s les salarié.e.s du Festival de Cannes et des sections parallèles" à se joindre à une grève visant à "perturber" l’événement. Une démarche rare, qui intervient alors que l’édition 2024 du festival s’apprête à ouvrir ses portes, avec Camille Cottin comme maîtresse de cérémonie.
L’objectif du mouvement, selon une porte-parole du collectif, n’est pas de compromettre la tenue du festival en tant que tel, mais plutôt de mettre en lumière les conditions de travail précaires qui prévalent dans l’industrie cinématographique. Interrogée, l’organisation du festival n’a pas encore réagi à cette mobilisation inattendue.
Des revendications claires
Les travailleurs de festivals de cinéma dénoncent une précarité grandissante dans leur secteur, accentuée par les récentes réformes de l’assurance chômage. Ils réclament notamment le statut d’intermittent du spectacle, ainsi qu’une meilleure protection sociale pour faire face aux fluctuations de leur activité professionnelle.
"Nos alertes et nos revendications ont été jusqu’ici accueillies avec une bienveillance polie, mais aucune proposition concrète n’a été avancée par le CNC ou le ministère de la Culture", déplore le collectif dans son communiqué. "L’ouverture prochaine du Festival de Cannes a donc pour nous cette année un goût amer", poursuivent-ils.
Un appui de l’industrie cinématographique
Le mouvement a déjà reçu le soutien de figures importantes de l’industrie cinématographique française, telles que la réalisatrice Justine Triet, qui arborait l’année précédente un pin’s aux couleurs du mouvement. La mobilisation attire l’attention sur les conditions de travail des employés du festival, mettant en lumière les difficultés rencontrées par ces professionnels souvent précaires.