Le 22 mars dernier, le procureur de Paris, Rémy Heitz, avait classé sans suite le signalement de neuf députés LR qui accusaient la comédienne Corinne Masiero "d’exhibition sexuelle" au cours de la soirée des César 2021.
L’actrice de la série Capitaine Marleau avait fait un strip tease sur scène pour protester contre l’inaction du gouvernement pendant la crise du Covid-19, qui laisserait les intermittents du spectacle complètement "à poil" selon ses dires. Sur sa poitrine, elle avait alors inscrit : "No culture, no future", et sur son dos, "Rend-nous l’art, Jean" ciblant en particulier le premier ministre, Jean Castex.
Un happening osé qui ne valait finalement pas un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende, puisque la "protestation politique" de Corinne Masiero relève de la "liberté d’expression" selon la justice. Et pour la star du paf, la victoire est maintenant double.
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En effet, comme elle le confie à Télé Poche, ce 29 mars, l’actrice s’est évité des poursuites et elle s’offre par dessus le marché une "promo" pour "la cause qu’elle défend". Si elle accuse les méthodes des députés, des "indigents du bulbe rachidien" qui versent dans "la propagande électorale", Corinne Masiero estime également que parfois un "coup de projecteur" est nécessaire pour faire bouger les choses.
Et celle qui fait "partie des InterLuttants 59-62 ‘section Bourrin’ depuis très longtemps" en sait quelque chose, puisque cela fait "vingt ou trente ans" qu’elle mène des actions. La dernière en date, dit-elle, c’était pour empêcher "un gamin de repartir en Guinée", dit-elle, le matin même de son interview avec nos confrères.
F.A