E.T., un blockbuster intime (Arte) : Une standing ovation de 50 minutes au Festival de Cannes

Publié le 16 décembre 2022 à 15:57
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Le film culte de Steven Spielberg fête ses 40 ans cette année. Ce documentaire en explore les arcanes.

Sensation 

Ce 26 mai 1982, un dernier film doit être projeté pour la clôture du Festival de Cannes. Il est signé Steven Spielberg. Les spectateurs découvrent alors l’histoire d’une amitié improbable entre un petit garçon, Elliott, et un extra-terrestre. "C’était phénoménal, se rappelle le réalisateur. On a eu droit à 50 minutes de standing ovation."

Autobiographie 

"Quand je tournais E.T., cela me touchait de près, confie Spielberg. Il y a la mère célibataire, le père absent et l’événement miraculeux qui permet au gamin de grandir." Le cinéaste a passé ses jeunes années entre une mère dépassée par la gestion du quotidien et un père bourreau de travail. Il va donc faire vivre au personnage d’Elliott ce qu’il a lui-même connu vingt ans plus tôt. 

Inspirations 

Spielberg souhaite que son personnage ressemble à un vieillard, au regard à la fois savant et triste. Il glisse alors à Carlo Rambaldi, le responsable des effets spéciaux, quelques références : le physicien Albert Einstein, l’écrivain Ernest Hemingway et le poète Carl Sandburg. L’équipe du film va même s’inspirer de Jésus et de certains de ses dons pour rendre la marionnette divine. 

E.T., un blockbuster intime : vendredi 16 décembre à 22h50 sur Arte

THOMAS GAETNER 

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