C’est ce jeudi 5 janvier que l’Académie des César a annoncé qui présidera sa 48ème cérémonie et il s’agit de l’acteur Tahar Rahim. Dans un communiqué, la chaîne Canal+ ainsi que l’Académie des César louent un comédien qui "a mené sa carrière avec finesse, s’orientant vers des personnages riches, divers et complexes, et des expériences nouvelles".
C’est en 2009 que l’acteur s’est fait connaître avec son rôle de Malik El Djebena dans Le prophète de Jacques Audiard pour lequel il a obtenu un César du meilleur acteur. En 2013, il était de retour en compétition à Cannes avec Le Passé de l’Iranien Asghar Farhadi dans le rôle de Samir et Grand Central de la Française Rebecca Zlotowski dans la peau de Gary.
Il était récemment présent dans la série The Eddy réalisée par Damien Chazelle (La La Land) aux côtés de sa femme Leïla Bekhti. Il a également été le premier rôle dans la série à succès française Le Serpent dans lequel il incarnait le tueur Charles Sobhra. Il a ensuite été nommé aux Golden Globes et aux Bafta pour Désigné Coupable. En 2021, il était aussi présent en tant que membre du jury au Festival de Cannes.
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Avant cette annonce, ce lundi 2 janvier, l’Académie des César avait pris une décision radicale. Pour la prochaine cérémonie du 24 février 2023 et toutes celles qui suivront, les comédiens ou comédiennes "mises en cause par la justice pour des faits de violence" seront automatiquement mises en retrait, en cas de mise en examen ou de condamnation non définitive. Cela se manifestera par l’impossibilité d’être invitées et de prendre la parole, y compris si le prix lui est attribué. Car oui, dans la prise en compte de la présomption d’innocence, les artistes concernés pourront tout de même être nommés et sacrés dans leur catégorie. "Par respect pour les victimes (même présumées), il a été décidé de ne pas mettre en lumière des personnes qui seraient mises en cause par la justice pour des faits de violence", vient de déclarer l’Académie des César dans un communiqué.
MM