Le nouveau film "Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois" de Michel Fessler, attendu le 16 octobre dans les salles, se retrouve au cœur d’une vive polémique. L’association de protection animale PAZ s’oppose en effet à sa diffusion.
"Bambi" dans la tourmente : quand la protection animale s’en mêle
L’association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) a lancé une pétition en ligne qui a déjà recueilli près de 9 800 signatures. Leur objectif ? La déprogrammation de l’avant-première du film "Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois" au Festival du film de Montreuil le 29 septembre.
PAZ dénonce les "conditions animales" du tournage, affirmant que "pour quelques minutes à l’écran, les animaux sont privés de liberté toute leur vie et subissent la violence du dressage". L’association suggère l’utilisation d’alternatives techniques comme les images de synthèse ou l’animatronique.
La défense du producteur de Bambi : entre éthique et réalisme
Face à ces accusations, Jean-Pierre Bailly, le producteur du film, a vivement réagi. "Je trouve ça un peu exagéré. J’ai l’impression qu’on est du même bord pour ce qui est la protection animale", a-t-il déclaré au Parisien. Il insiste sur les précautions prises : "Un an avant de démarrer […], nous avons préparé le film avec des animalières. Puis, nous avons tourné seize semaines, soit le double d’un film normal. Ce sont les animaux qui ont guidé le tournage. Ce qui comptait, c’était le bien-être animal."
Jean-Pierre Bailly souligne également l’importance de la proximité avec le monde sauvage pour la réalisation du film : "Ce film raconte des choses de la nature, qui n’est pas si facile, qui est dangereuse." Il assure que "les animaux n’avaient jamais peur" et qu’aucun incident n’a eu lieu pendant le tournage.
Un débat qui dépasse le cadre du cinéma
La controverse autour de " Bambi" soulève des questions plus larges sur l’utilisation d’animaux dans l’industrie du divertissement. Si la loi encadre le recours aux animaux dans certains contextes, comme les cirques itinérants, aucune législation ne l’interdit spécifiquement pour les productions cinématographiques.
La municipalité de Montreuil voit dans cette polémique une opportunité de débat. Antoine Heude, directeur d’exploitation du cinéma Le Méliès de Montreuil, explique : "Notre ADN, c’est le débat. Puisque des personnes veulent polémiquer autour de ce film, ça nous semble encore plus justifié de le programmer".
Le film "Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois", narré par Mylène Farmer et inspiré du roman de Felix Salten paru en 1939, promet de suivre la vie du faon de sa naissance jusqu’à sa paternité. Malgré la controverse, le producteur reste confiant dans l’éthique du projet, détaillant même les soins apportés aux animaux : "Les faons avaient le droit à quatre biberons par jour, jamais à cinq. Et si le tournage du jour n’était pas terminé, tant pis."