Cela commence à ressembler à un rendez-vous annuel ! Pour la deuxième année consécutive, cette militante de SCUM, un mouvement féministe radical, est parvenue à échapper à la vigilance des agents de sécurité du tapis rouge du Festival de Cannes ce mercredi 17 mai 2023. L’an passé, vêtue uniquement d’une culotte et brandissant un drapeau ukrainien, elle scandait "arrêtez de nous violer !" pour dénoncer les crimes de guerre des soldats russes en Ukraine.
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Cette fois-ci, la manifestante portait une robe rouge ouverte, laissant voir un faux ventre rond sur lequel était dessiné un code-barre sous le mot "surrogacy", que l’on peut traduire en français par "maternité de substitution". Encore une fois, la femme a rapidement été évacuée après avoir perturbé le prestigieux festival. Sur Instagram, le mouvement SCUM a partagé les photos de sa militante sur le tapis rouge pour accompagner un long message dénonçant le marché de la GPA, estimé en 2022 à 14 milliards de dollars. "On estime qu’il atteindra 129 milliards de dollars en 2032. Le succès commercial de cette procédure peut largement être attribué à ses nombreux clients de l’industrie du cinéma et des médias, dont le pouvoir économique leur permet d’accéder aux services de ce marché avant qu’ils ne soient disponibles au grand public", écrit SCUM.
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"Toutes les procédures de gestation pour autrui sans exception, et quels que soient la nature et le contenu du contrat entre les deux parties, reposent sur l’exploitation des femmes pour leur capacité reproductive. (…) C’est un système de production orchestré par des entreprises, impliquant avocats et laboratoires. Elle est ancrée dans l’idéologie capitaliste ainsi que dans le marché international de la traite des êtres humains. Les produits vendus sont des nouveau-nés, les moyens de production sont le corps de leur mère", conclut le mouvement féministe radicaliste sur Instagram.
Hugo Mallais