Chargé d’enquêter sur la disparition d’une étudiante, François Manéri, un détective passablement désenchanté par la vie et ses contemporains, plonge tête baissée dans la ronde des non-dits…
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En 2002, qui aurait imaginé le beau gosse comique dans le rôle d’un privé tout en ombres et en désespérance ? Peu de réalisateurs, sauf Guillaume Nicloux, qui signe, avec Une affaire privée, son deuxième polar, après Le Poulpe (avec Jean-Pierre Darroussin). Choisir l’acteur du Splendid était bien plus qu’une évidence pour lui : « J’adore les contre-emplois. C’est parce que personne ne l’attendait là que j’ai pensé à lui. J’aime cette part de risque. »
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Quitte ou double donc, d’autant que Lhermitte, qui n’en est pourtant pas à son premier rôle dramatique (Légitime violence, Un été d’enfer), n’est pas convaincu : « C’est un héros très noir… que je n’aurais pas proposé à un acteur populaire de mon genre, si j’avais été producteur ! Et puis, je me suis dit : “S’ils sont prêts à prendre le pari, c’est leur problème !” » L’audace a payé : dans le blouson de cet homme désenchanté, Lhermitte casse son image de joyeux luron séducteur et révèle une profondeur inédite. Sans aucun doute, l’un de ses meilleurs rôles.
Une affaire privée, mercredi 22 octobre à 20h55 sur Arte