"Paris, 1896. Sarah Bernhardt est au sommet de sa gloire. Icône de son époque et première star mondiale, la comédienne est aussi une amoureuse, libre et moderne, qui défie les conventions. Découvrez la femme derrière la légende". Sarah Bernhardt, la divine, le film de Guillaume Nicloux qui sortira en salles le 18 décembre prochain entend revenir sur l’immense et incroyable carrière de la légende qu’était l’actrice, peintre et sculptrice. C’est Sandrine Kiberlain qui a été choisie pour ce rôle d’envergure et elle s’est justement confiée au sujet de ce beau projet à nos consoeurs du magazine Version Femina.
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Sandrine Kiberlain pour le rôle de Sarah Bernhardt
"Guillaume Nicloux m’a appelée il y a cinq ans et, même s’il a été difficile de synchroniser nos agendas, il tenait à ce que je fasse ce film. Je me sens privilégiée qu’il m’ait accordé sa confiance avant même que je ne sois prête à endosser ce rôle. Le scénario, nourri de propos et de pensées de Sarah Bernhardt, a été ma matière première, mais l’exposition au Petit Palais, en 2023, pour le centenaire de sa mort, m’a aussi montré à quel point elle s’était métamorphosée physiquement, et cela m’a libérée", a d’abord confié la comédienne au sujet de ce rôle.
Et de préciser : "Elle a eu tant de visages que la question de la ressemblance n’existait pas. De toute façon, l’idée n’était pas de l’imiter, mais de saisir son énergie, son essence. Nous avons tourné en cinq semaines, avec un budget modeste, mais nous gardions toujours en tête la devise de Sarah pour avancer : ‘Quand même’".
Le rôle d’une vie ?
Si Sandrine Kiberlain a pu être honorée par ce rôle, elle a confié qu’il était l’un des plus importants de sa carrière. "C’est la première fois que j’interprète une personne d’une telle envergure. J’ai eu la chance que de grands metteurs en scène me fassent confiance, mais c’est sans doute le rôle le plus dense que j’aie jamais joué. On court finalement après ce genre d’héroïne, quand on fait ce métier", a-t-elle avoué.
La maman de Suzanne Lindon a continué : "Sur la première page du scénario figurait cette phrase de Mark Twain : ‘Il y a cinq sortes de comédiennes : les mauvaises, les passables, les bonnes, les grandes, et puis il y a Sarah Bernhardt’. Ça met la pression. Je me suis dit que Guillaume était fou de penser à moi ! A plus forte raison parce qu’il choisit les acteurs au feeling, sans leur faire passer d’essais. Il possède un instinct de ce qu’est la personne, de ce qu’elle trimballe. Sur le tournage, nous avons été très complices, sans même avoir besoin de nous dire les choses, parfois".
Puis la comédienne de conclure : "Sur le tournage, je me suis quittée pour l’interpréter et puis, le dernier jour, je l’ai quittée, elle, pour me retrouver. J’ai enlevé le costume, j’ai demandé à ma maquilleuse et à mon coiffeur de filmer, et j’ai dit au revoir à Sarah. J’avais besoin de ce cérémonial. Incarner un personnage dans un film demande un réel abandon de soi, et celui de Sarah Bernhardt m’a littéralement habitée".