Depuis sa demeure qu’il partage avec Karl, son fidèle assistant, Peter contemple fièrement ses années de carrière en tant que réalisateur, qui lui ont apporté gloire et fortune. Désormais quelque peu lassé, il passe ses journées à martyriser son acolyte, peu enclin à refuser les demandes extravagantes de l’artiste. Pourtant, Peter trouve soudain la motivation pour se lancer dans un nouveau projet après sa rencontre avec Amir, un jeune homme dont il a fait la connaissance par le biais d’une amie actrice, Sidonie. Sous le charme, Peter ne tarde pas à promettre monts et merveilles à cette muse qui éveille en lui tant de désirs…
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Qu’il incarne un mari violent (Jusqu’à la garde) ou un néorural en butte à l’hostilité de ses voisins (As Bestas), Denis Ménochet, talent hors norme et physique d’ogre, dévore l’écran. Dans cette libre adaptation, par François Ozon, des Larmes amères de Petra von Kant, du grand réalisateur allemand Rainer Werner Fassbinder, il interprète Peter, un cinéaste tyrannique au faîte de sa gloire, amoureux fou d’un éphèbe, Amir (Khalil Gharbia), qui va lui en faire voir de toutes les couleurs.
« Il était l’acteur parfait pour être ce démiurge aux pieds d’argile, dur et tendre à la fois », résume Ozon. Une spectaculaire drama queen, dont Ménochet s’empare avec d’autant plus de bravoure qu’il donne la réplique à Isabelle Adjani dans le rôle d’une diva inspirée de Marlene Dietrich et de Liz Taylor. « C’est un exploit de réussir à convaincre avec un personnage dont on est éloigné, salue l’actrice. Or, Denis l’impose. Je pense qu’il était lui-même très impressionné d’avoir à être impressionnant. »
Peter von Kant, jeudi 31 octobre à 23h05 sur France 2