Le 23 octobre prochain, les cinéphiles pourront découvrir Monsieur Aznavour, un film sur la vie du chanteur légendaire. "Fils de réfugiés, petit, pauvre, à la voix voilée, on disait de lui qu’il n’avait rien pour réussir. À force de travail, de persévérance et d’une volonté hors norme, Charles Aznavour est devenu un monument de la chanson, et un symbole de la culture française. Avec près de 1200 titres interprétés dans le monde entier et dans toutes les langues, il a inspiré des générations entières". Tel est le pitch qui devrait en convaincre plus d’un à se rendre dans les salles obscures. C’est Tahar Rahim qui a été choisi pour interpréter le rôle de l’artiste d’origine arménienne et il s’est confié à nos confrères du Parisien sur ce nouveau rôle pour lequel il s’est mis la pression.
À lire également
Katia et Misha valident le film sur leur père
Le mari de Leïla Bekhti a notamment évoqué les réactions de deux des enfants de Charles Aznavour après avoir vu le long-métrage réalisé par Mehdi Idir et Grand Corps malade. Très peu de gens ont vu le film jusqu’à présent a confié le papa de quatre enfants. Et de détailler : "Il y a eu quelques projections pour les journalistes et une avec quelques amis et surtout la famille de Charles, notamment Katia et Misha, ses enfants. Ça m’a beaucoup touché et rassuré de voir leurs réactions. Katia, qui est la femme de Jean-Rachid Kallouche, le producteur du film, était venue sur le tournage : quand elle m’a dit qu’en me regardant elle voyait son père, ça m’a donné des ailes. On a compris à ce moment-là qu’on allait dans la bonne direction. Avant cela, j’étais pétri de doutes parce que Charles et moi, on ne se ressemble pas…".
Sur ses craintes concernant justement son manque de ressemblance avec le chanteur, il a déclaré à nos confrères : "Je ne pensais pas qu’il était possible de me faire autant ressembler à Charles. Je n’avais pas envie de porter un masque ou d’être ultra-grimé parce que ça étouffe toute réaction humaine, tout battement de cils, ça empêche de faire passer des émotions. (…) Là, je me souviens d’avoir dit au prothésiste et à la maquilleuse : ‘Faites le minimum jusqu’à ce que ça ne soit plus possible’. La maquilleuse n’a rien lâché. Elle s’est battue jusqu’au bout. Elle me disait : ‘Là, je pense qu’il faut rajouter une microprothèse’ et elle avait raison. Parce que la ressemblance m’a beaucoup aidé à pousser l’incarnation à plusieurs degrés de profondeur".
Tahar Rahim a-t-il pris des cours de chant ?
Pour pouvoir être à la hauteur, Tahar Rahim a dû prendre des cours de chant et pas qu’un peu ! "Je craignais beaucoup de devoir modifier ma voix et en fait, c’est ce qui est venu le plus rapidement. J’ai écouté beaucoup d’interviews et de films de Charles, mais aussi des enregistrements et des vidéos personnels que la famille m’a prêtés. Ça m’a permis de l’entendre dans l’intimité parce que les vedettes d’avant, on ne les voyait qu’en représentation. (…) J’ai fait huit heures de chant par semaine pendant six mois. Ce qui a été cool et en même temps très laborieux, c’est qu’en chemin, Fabien et Mehdi se sont rendu compte que je m’étais vachement amélioré. Du coup, on a réenregistré des chansons que j’avais déjà enregistrées !", a-t-il expliqué. Rendez-vous au cinéma le 23 octobre prochain !