Mel Gibson : A la folie, passionnément… (Arte) : 3 choses à savoir sur l’un des acteurs-réalisateurs les plus controversés d’Hollywood

Publié le 16 juin 2024 à 14:23
© AF archive/Alamy Stock Photo
Ce portrait explore la psyché tourmentée de l’acteur et cinéaste controversé, à travers sa carrière tumultueuse.

Lorsque Mel Gibson se retrouve, à 23 ans, propulsé au rang de vedette pour son rôle dans "Mad Max" (1979), rien ne semble prédire qu’il deviendra l’un des acteurs-réalisateurs les plus controversés d’Hollywood. Vite épuisé par les tournages et cette fulgurante célébrité, "Mad Mel" se réfugie dans l’alcool, puis dans un ranch australien où il élève du bétail pendant deux ans. A son retour, il délaisse les rôles de justiciers pour jouer des hommes vulnérables auxquels il s’identifie, comme celui du policier solitaire et instable de "L’Arme fatale" (1987)

POUR L’AMOUR DES RISQUE-TOUT 

Pourquoi être acteur ? Mel Gibson répond : "Comme je fais souvent l’idiot, autant être payé pour." Ce que George Miller fera en 1979, en donnant à ce parfait inconnu de 23 ans le rôle du policier vengeur de Mad Max. Ses prestations suivantes (le journaliste de L’Année de tous les dangers, le mutiné du Bounty, le flic de L’Arme fatale…) seront marquées par son goût pour les têtes brûlées. 

À COEUR VAILLANT… 

Il fallait être fou pour tourner Braveheart (1995), fresque épique sur William Wallace, héros de l’Indépendance écossaise, au XIIIe siècle. En plus de la réalisation, Gibson n’a peur de rien, pas même de revêtir le kilt de Wallace et de se jeter à corps perdu dans des scènes de batailles qui feront école (comme Le Seigneur des anneaux). À la clé, cinq Oscars. 

DÉRAPAGES ET RÉDEMPTION 

Après La Passion du Christ (2004), jugé ultra-violent et antisémite, la superstar vacille. Gibson multiplie les sorties de route : ivresse, propos racistes et sexistes, violences conjugales… « Mad Mel » est boycotté par Hollywood. Son retour en grâce, il le devra à Jodie Foster, qui lui offre, en 2011, le joli rôle de Walter Black, un homme dépressif, dans Le Complexe du castor

Mel Gibson : A la folie, passionnément… : dimanche 16 juin à 23h10 sur Arte.

Par
Isabelle Magnier