Louise Monot est Marion, sur 13eme Rue : « Si je me sens déguisée, je ne crois pas en ce que je fais »

Publié le 1 juin 2022 à 12:22
Elodie Daguin
La comédienne est l’héroïne de "Marion", la nouvelle création originale de 13eme rue, adaptée de la série de romans de Danielle Thiéry. Les deux premiers épisodes sont à voir ce mercredi 1er juin 2022, à partir de 21h.

Vous voilà dans la peau d’Edwige Marion, commissaire divisionnaire affectée à la Gare du nord de Paris…

Louise Monot : C’est une femme d’aujourd’hui, qui tente à la fois d’être d’une bonne mère pour sa fille adolescente, qu’elle a adoptée, et une bonne flic. Ce n’est pas facile d’assurer sur tous les fronts, mais elle fait ce qu’elle peut. Elle n’est dans une caricature. Au contraire, elle est très humaine. C’est ce qui m’a plu dans ce personnage. Et j’ai aimé le parallèle entre les enquêtes et sa vie privée. J’aurais été moins intéressée par une série policière classique.

Votre rôle est à l’image de la série, sans fioritures !

Nous avions évidement un coiffeur sur le tournage, mais je préférais me faire ma queue de cheval toute seule, parce que j’avais besoin de ce réalisme. J’ai aussi eu envie de me couper les cheveux avant le début du tournage, car je voyais Marion avec une coupe plus simple, naturelle. De la même manière, elle était très peu maquillée… J’aime cette crédibilité. Si je me sens déguisée, je ne crois pas en ce que je fais.

Vous avez tourné 6 épisodes en 40 jours. Quel souvenir en gardez-vous ?

Je n’avais jamais connu un tel rythme. On travaille différemment, et ça a aussi son charme. Dans cet univers d’enquêtes, où il y a beaucoup de pression, ça a servi à la série. Et le fait que ce ne soit pas une grosse machine a créé un vrai esprit d’équipe. Cette dimension humaine me plait beaucoup.

Peut-on imaginer une saison 2 ?

La séries de romans de Danielle Thiéry est très riche, on pourrait en faire beaucoup d’autres ! En tous cas l’envie est là, car on est une belle équipe. Après, j’ai fait Une belle histoire sur France 2, qui était très chouette, et il n’y a pas eu de suite. Il n’y a pas de règle malheureusement.

Justement, aviez-vous lu les romans en amont ?

Non. Après que j’ai rejoins le projet, tout s’est enchainé très vite. La préparation était intense : on a eu 3 jours de stage à la brigade de la Gare du Nord, suivis des entraînements de tir… J’ai eu beaucoup à faire. Additionné à ma vie de maman de deux petites filles, je n’ai pas eu le temps de m’y plonger en amont.

Interview Camille Sanson

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