Le vendeur (France 4) – Gilbert Melki : « Ici, il faut oublier le Patrick Abitbol de La Vérité si je mens « 

Publié le 24 juillet 2025 à 14:02
Bac Films / Sésame Films / France 2 Cinéma
Ce soir France 4 mise sur Le vendeur un drame familial porté par Gilbert Melki, qui livre une performance toute en subtilité. 

Serge, la cinquantaine, est un as de la vente. Il travaille chez un cuisiniste et a fait exploser ses statistiques grâce une technique bien rodée. Un jour, Gérald, son fils avec lequel il a une relation en pointillé, vient le voir pour lui demander du travail. Le jeune homme cache à son père qu’il vient de perdre son restaurant et qu’il est pris à la gorge par ses dettes. D’abord réticent, Serge finit par lui trouver un poste dans son entreprise…

GILBERT MELKI, LA VÉRITÉ SINON RIEN

Pour incarner Serge, flamboyant VRP d’une enseigne de cuisine qui, s’il existait, mériterait l’Oscar du meilleur vendeur, le réalisateur Sylvain Desclous ne voyait que Gilbert Melki : « Il respire le cinéma. Il m’a convaincu de faire un personnage haut en couleur qui peut paraître peu sympathique de prime abord, mais qui nous conquiert par sa gouaille, comme Le Fanfaron, de Dino Risi. »

Quand il s’engage artistiquement, Melki est à fond. Son ambition : respirer la vérité, décoder l’ADN du personnage. Au contact de pros de la vente, notamment. Surtout, nous disait-il, il faut oublier ici le Patrick Abitbol de La Vérité si je mens ! qui lui colle à la peau. Serge est aux antipodes, c’est un mec sombre (son fils, joué par Pio Marmaï, en a fait les frais), M. Parfait pour la clientèle seulement. Au-delà de l’évocation sensible d’une relation père-fi ls compliquée, ce qui a le plus séduit l’acteur est de « mettre en lumière un métier invisible à l’écran ». On achète ! 

Le vendeur, jeudi 24 juillet à 22h30 sur France 4

Par
Julien Barcilon