La pugnacité d’Yves Robert
Le réalisateur de La Guerre des boutons aura dû patienter trois décennies pour adapter ces deux classiques du patrimoine, qu’il adorait. "Pagnol et moi, c’est une longue histoire. Je lui ai demandé les droits en 1961." À l’époque, il m’a répondu : "Je me les réserve. Ce sera mon dernier film." En 1972, fatigué, il appelle son ami, Yves : "Je ne tournerai pas le film, pourquoi pas toi ?". Pagnol meurt en 1974. Ses héritiers refusent. Jusqu’au succès de Jean de Florette (1986), de Claude Berri, preuve éclatante que l’on peut adapter Pagnol sans le trahir.
Grâce à “Elle”
C’est lors d’un déjeuner chez Pierre et Hélène Lazareff, en 1956, que Pagnol raconte, pour la première fois, ses souvenirs d’enfance. Très émue, la fondatrice du magazine Elle lui demande de les publier en plusieurs épisodes, comme un conte de Noël. Immense succès.
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De Molière à Pagnol
Yves Robert voulait Daniel Auteuil pour incarner Joseph, le père instituteur. Par peur de s’enfermer dans les "pagnolades", l’acteur décline. Et pourquoi pas Philippe Caubère, l’inoubliable Jean-Baptiste Poquelin, du Molière, d’Ariane Mnouchkine (1978) ? Sa réponse texto : "Oh, putain, j’ai envie de jouer ça !" Résultat : dix millions de spectateurs.
Le Château de ma mère est à voir ou revoir mercredi 20 octobre à 21h05 sur Gulli
Julien Barcilon