POURQUOI UN TEL SUCCÈS ?
Le témoignage de Juliette Armanet, dans ce documentaire, résume tout : "La boum, c’est un peu la B.O. de nos vies. On s’est toutes rêvées en Sophie Marceau. Je suis restée cette adolescente pas très sûre d’elle, complètement envoûtée par le sentiment amoureux qui nous transfigure, nous transperce et dont on ne guérit jamais vraiment…"
L’ORIGINE
Fille de Gérard Oury, la scénariste Danièle Thompson veut s’émanciper de son cinéaste de père, avec qui elle a collaboré sur La Grande Vadrouille et Les Aventures de Rabbi Jacob. L’idée lui vient en 1979, après la première boum de sa fille Caroline, 13 ans. "Je suis rentrée à la maison, j’ai vu des ombres entrelacées. C’était très charmant. J’étais surtout étonnée par leur taille. Je me suis dit qu’il y avait là matière à une comédie." Avec le concours de Claude Pinoteau, la série qu’elle imaginait créer sur le modèle de Happy Days devient un film.
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QUI, POUR JOUER VIC ?
Des centaines de jeunes filles passent le casting pour le rôle de Vic, l’héroïne de ce film. Parmi elles, de futures stars, comme les comédiennes Cristiana Reali et Sandrine Bonnaire (qui fera quand même une figuration). Mais, à la dernière minute, se présente une certaine Sophie Maupu, accompagnée de son père. Devant la file d’attente, ils hésitent à repartir. Finalement, celle qui deviendra Sophie Marceau se ravise : "Je me suis dit : “On va rester, on n’y perd rien…” Et, pour finir, on n’y a rien perdu."
FAMILLE BERETTON ET FAMILLE LINDON
Françoise et François Beretton sont interprétés par deux figures du cinéma français : Brigitte Fossey et Claude Brasseur. Ce témoignage de Suzanne Lindon, la fille de Sandrine Kiberlain et de Vincent Lindon, reflète, sans doute, la pensée de beaucoup d’enfants qui ont vu La Boum : "Je trouvais que, physiquement, mes parents ressemblaient à Brigitte Fossey et à Claude Brasseur. Quand ils emmènent Vic en voiture, pour aller à la boum, je me disais : “C’est génial, avec eux, c’est un remake. Mes parents, ce sont les parents de La Boum.”"
INOUBLIABLE B.O.
Dreams Are My Reality, ce slow indissociable du film n’est pas la meilleure composition de Vladimir Cosma, auteur de la B.O. du Grand Blond avec une chaussure noire et des Aventures de Rabbi Jacob. Pourtant, ce projet qui ne l’inspirait pas a largement contribué au succès de La Boum. Et il a permis au chanteur Richard Sanderson de connaître son premier et unique triomphe. Une musique que Danièle Thompson qualifie ainsi : "Romantique, nostalgique, émouvante, mais jamais triste. On ne s’en lasse pas."
La Boum éternelle… vendredi 20 janvier à 21h00 sur France 5
FRÉDÉRIC LOHÉZIC