Jennifer Lawrence : « Le Challenge repousse les limites de l’inapproprié ! »

Publié le 21 juin 2023 à 5:41
Abaca
L’actrice revient au cinéma, un an et demi après la naissance de son premier enfant, dans la peau d’une trentenaire prête à tout pour sauver sa maison familiale.

Tout d’abord, est-il juste que le scénario du film, l’histoire d’une jeune femme engagée par des parents pour draguer leur fils introverti de 19 ans, est vraie ?

Jennifer Lawrence : Tout à fait ! Quand nous sommes tombés sur cette petite annonce, le réalisateur Gene Stupnitsky, et moi-même, nous avons beaucoup ri. La grande question était de savoir qui y répondrait et surtout, quels parents avaient bien pu la rédiger ! Quelques années plus tard, Gene m’a mis le scenario du film entre les mains. Je n’avais jamais rien lu d’aussi drôle.

Vous attendiez ce genre de projet depuis longtemps ?

Je n’attendais rien du tout ! Je ne cherchais absolument pas à travailler. J’étais en pause (depuis 2019, NDLR), je refusais même de lire les scenarios qu’on m’envoyait. Mais Gene est un ami. Alors, je me suis dit, OK, je vais y jeter un œil. Quatre mois plus tard, nous tournions le film. J’ai toujours rêvé de faire une comédie comme celle-ci. Je pense que Le Challenge repousse les limites de l’inapproprié !

On sent que le personnage de Maddie vous ressemble…

J’espère que je prends de meilleures décisions qu’elle ! (Rires). Mais je me reconnais dans sa détermination. Sans parler de son langage fleuri que je partage… Au grand désarroi de mon agent !

Est-ce difficile de dire non quand on est une super-star à Hollywood et qu’on souhaite faire une pause ?

Bien moins que vous ne le pensez. J’ai vraiment apprécié avoir enfin du temps pour moi. J’ai travaillé si dur dans ma vingtaine, notamment avec la saga Hunger Games, que j’estimais avoir le droit de profiter du moment présent.

Quel est le plus grand défi que vous ayez relevé dans votre vie ?

Professionnellement, c’est le tournage de Causeway (sortie en 2022 sur Apple TV+). C’était un film vraiment très dur. Nous tournions à la Nouvelle-Orléans en plein été : il faisait plus de 40 degrés, ce qui est affreux quand vous êtes en tenue militaire. Nous avons également eu des problèmes de budget, certaines décisions ont été prises et je les regrette, mais ce n’était pas entre mes mains. Puis la Covid est arrivée et nous avons fini le tournage deux ans plus tard.

Et personnellement ?

La maternité. C’est épuisant !
Il parait que vous ne diriez pas non pour reprendre le rôle de Katniss Everdeen dans Hunger Games

C’est vrai, je suis prête !

Vous êtes venue cette année au Festival de Cannes pour présenter Bread and Roses, un documentaire sur les femmes afghanes que vous produisez. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Quand Kaboul est à nouveau tombée aux mains des talibans en 2021, nous nous sommes tous inquiétés. Des femmes médecins ont tout à coup perdu le droit d’exercer et devaient rester à la maison. Je ne pouvais pas fermer les yeux. Je voulais emmener des caméras là-bas. Même un téléphone avec un appareil photo ! Pour rappeler que ces femmes sont des êtres humains comme nous, qui méritent toutes les libertés du monde.

Interview Amandine Scherer

Le Challenge. En salles ce mercredi 21 juin 2023.

Par