Mercredi 24 septembre 2025 est sorti au cinéma "Une bataille après l’autre", un film de Paul Thomas Anderson dans lequel Leonardo Dicaprio tient le premier rôle. A cette occasion, le comédien s’est confié à nos confrères de Ciné Télé Revue de passage à Los Angeles. Le pitch ? "Ancien révolutionnaire désabusé et paranoïaque, Bob vit en marge de la société, avec sa fille Willa, indépendante et pleine de ressources. Quand son ennemi juré refait surface après 16 ans et que Willa disparaît, Bob remue ciel et terre pour la retrouver, affrontant pour la première fois les conséquences de son passé…".
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Leonardo DiCaprio revient sur ses débuts
Quarante-cinq ans de carrière, et toujours la même passion pour Leonardo DiCaprio, qui vient de fêter ses 50 ans. "C’est vrai, j’ai débuté à 5 ans dans l’émission pour enfants Romper Room, d’où j’ai vite été viré parce que je sautais sans arrêt devant les caméras pour qu’on me voie…. Puis, il y a eu le Mickey’s Safety Club, qui passait après les heures d’école. À 12 ans, je suis apparu dans une publicité pour les jouets Matchbox. Je campais un gangster. J’ai toujours été un enfant gangster !", a-t-il confié l’acteur à Ciné Télé Revue.
Sur sa collaboration avec Paul Thomas Anderson, il a confié : "J’ai toujours été fan de son travail. Rendez-vous compte que, pour ce film, où il fait de moi un ancien révolutionnaire, il a imaginé que des hommes d’un groupe pseudo-maçonnique et raciste contrôlaient les masses. On n’est peut-être pas si loin de la réalité…". Et de poursuivre : "J’adore qu’il aille dans les extrêmes, avec humour, mais en tendant un miroir à notre société. Ce projet me semblait fichtrement pertinent par rapport à notre époque".
L’acteur conquis par son rôle
Dans ce long-métrage, le comédien incarne un personnage complexe mais qu’il a notamment apprécié pour "Son humanité". "Au départ, c’est un type paumé. Il a suivi la fougueuse rebelle dont il était amoureux (jouée par Teyana Taylor) et a dû ensuite élever leur fille. Mais c’est aussi un alcoolique et un fumeur d’herbe complètement déconnecté du réel, et un père lamentable. Quand sa fille est kidnappée, il est incapable d’utiliser les compétences d’espion acquises dans son passé, alors que celui-ci lui revient en pleine figure", a-t-il expliqué.
Puis de conclure : "Tout bascule quand il ne parvient pas à se souvenir d’un satané mot de passe. De là, en peignoir, défoncé et parano, il enchaîne les bourdes… Mais par amour pour sa fille, il n’abandonne jamais. En cela, il est héroïque. Il est imparfait et je n’aime rien plus que des personnages comme lui".