Voilà cinq mois que vous jouez le proviseur adjoint à l’Institut de gastronomie Auguste-Armand, soit 110 épisodes. Un petit bilan ?
Bruno Putzulu : Le bilan est plus que satisfaisant, pour Guillaume, puisqu’il a retrouvé sa femme. Avec Clotilde, campée par Elsa Lunghini, tout roule à présent.
C’est votre premier rôle récurrent. Est-ce une situation que vous attendiez depuis longtemps ?
En effet, c’est la première fois que l’on me propose de faire évoluer un personnage et de m’attacher à lui. Rien à voir avec un long-métrage où l’on sait, dès la lecture du scénario, ce qui va se passer. Là, on ne connaît jamais la suite. Et l’on se demande en permanence ce que les auteurs vont nous réserver. C’est très excitant. Je ne m’attendais pas à intégrer une série, mais j’étais heureux de cette proposition, car j’ai cette culture-là. Je suis issu d’un milieu modeste, et, à la maison, on regardait les feuilletons à la télé. Ce qui me touche beaucoup, c’est que, chaque soir, ma maman et mes deux frères se réunissent pour regarder Ici tout commence.
C’est une longue aventure qui se profile. Vous êtes prêt à ça ?
Avant de signer mon contrat, j’avais négocié de pouvoir jouer au théâtre, de temps à autre. Avec la crise sanitaire, la question ne se pose plus, puisque tout a été annulé. En attendant, je suis ravi de faire partie de cette aventure. C’est un gros travail de concentration, avec beaucoup de textes à apprendre. Mais je ne vais pas m’en plaindre, il y a tellement de comédiens qui voudraient être à notre place en ce moment !
Outre la trahison de sa femme, votre personnage a dû faire face au départ de Jérémy (Pierre Hurel), le fils unique dont il croyait être le père biologique…
Guillaume a vécu son lot d’émotions, c’est vrai. Mais, pour lui, Jérémy reste son fils. Les sentiments qui unissent Guillaume et Jérémy sont toujours très forts. Et, comme Clotilde, il n’aspire qu’à le voir rentrer à la maison. Ils vont tout faire pour ça, d’ailleurs. J’ignore exactement ce que nous concoctent les scénaristes, mais j’ai cru comprendre qu’ils nous réservent de belles scènes de comédie.
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Vous avez aussi prévu une petite blague pour ce 1er avril…
Ah, vous êtes déjà au courant ? En effet, Clotilde réserve une drôle de surprise à Guillaume, et pas des plus agréables ! Ce que je peux vous dire, c’est qu’elle va jouer avec ses nerfs.
Vous avez un point commun avec Elsa Lunghini : la chanson. Vous l’aviez même invitée à enregistrer un duo sur votre album Drôle de monde, sorti en 2010. Vous arrive-t-il de pousser la chansonnette sur le plateau ?
Jamais. D’ailleurs, je ne l’ai jamais entendue évoquer sa carrière de chanteuse sur le tournage. Elsa est assez pudique. Ce n’est pas quelqu’un qui se met en avant. En revanche, je garde un très bon souvenir de notre duo. Notre chanson s’appelait J’t’aimais, j’t’aime plus. C’est drôle, non ?
Interview Caty Dewanckèle