Blonde (Netflix) : Ana de Armas chante-t-elle vraiment dans le film sur Marilyn Monroe ?

Publié le 30 septembre 2022 à 14:00
2022 © Netflix
Ana de Armas a fait un important travail avant de se glisser dans la peau de Marilyn Monroe pour Blonde sorti mercredi sur Netflix. Mais est-elle allée jusqu’à donner de la voix dans les scènes de chant ? Réponse !

Adapté du livre de Joyce Carol Oates, Blonde raconte une version romancée de la vie et de la carrière de Marilyn Monroe. Le film d’Andrew Dominik, qui mêle fiction et réalité, s’intéresse notamment à la face sombre du sex-symbol hollywoodien et explore aussi bien sa hypersexualisation que sa tendance à l’autodestruction. Alors que Naomi Watts puis Jessica Chastain ont tour à tour été annoncées dans la peau de celle dont le vrai nom était Norman Jean, c’est finalement vers une star montante d’Hollywood que le réalisateur s’est tourné. Andrew Dominik a ainsi offert ce rôle en or, aussi important que délicat, à Ana de Armas qu’il a découverte dans le film Knock Knock d’Eli Roth.

Si la jeune actrice cubano-espagnole ressemble à s’y méprendre à Marilyn Monroe à l’écran – et ce juste grâce à du maquillage, une perruque, des prothèses dentaires et des lentilles –, elle n’est pas allée jusqu’à pousser la chansonnette dans les scènes musicales du film disponible depuis quelques jours sur Netflix. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle a fait du playback et a été doublée par Vanessa Lemonides, une doubleuse, chanteuse et actrice qui a notamment prêté à sa voix à des personnages de la série Dora l’exploratrice et des films Rio 2 et L’Âge de glace 4 : la dérive des continents.

Pour reproduire à l’écran la voix de Marilyn Monroe et gommer son accent, Ana de Armas a travaillé pendant plus de 9 mois. « J’ai essayé ! Il ne m’a fallu que 9 mois de coaching dialectal et de pratiques ainsi que quelques séances d’ADR (le fait de réenregistrer en post-production des séquences audio pour certaines scènes, ndlr). C’était une grande torture, tellement épuisante. J’avais le cerveau grillé », a-t-elle expliqué au Sunday Times.

« Je voyais Norma Jean plus vite que je ne voyais Marilyn. Je pouvais la sentir dans mon corps. (…) La voix de quelqu’un a de nombreuses qualités. Il ne s’agit pas seulement d’un accent, d’une hauteur ou d’un souffle. On peut très bien imiter quelqu’un et ne pas avoir d’âme. Même si je voulais me rapprocher le plus possible de sa voix, si cette voix n’avait pas de sentiment, cela ne signifiait rien pour moi », a-t-elle aussi confié à Variety.

Clara Kolodny

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