Comment êtes-vous entrés dans la peau de ces pionniers du rap ?
Anthony Bajon : On a visionné beaucoup de vidéos d’archives, mais on a surtout eu la chance de pouvoir être coachés par les vrais protagonistes. Le plus délicat était de ne pas tomber dans la caricature.
Melvin Boomer : On a aussi suivi des cours de rap, graff’, danse… Là, c’était un peu plus facile pour moi qui suis danseur de breakdance de formation.
L’alchimie s’est-elle faite tout de suite entre vous deux ?
Anthony : Avec Melvin, on s’est tiré mutuellement vers le haut. Lui, en m’apprenant plein de choses sur le monde du hip-hop, et moi, en le conseillant modestement côté acting.
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Melvin : Anthony a été le dernier à rejoindre le casting. Lorsqu’il a débarqué, j’ai dit à la production: "Vous faites une série sur le hip-hop, mais ce mec n’est pas hip-hop!", en oubliant que moi-même, je n’étais pas acteur. (Rires) Dès les premiers essais, j’ai été bluffé par son niveau de jeu. Anthony a été d’une aide précieuse, notamment pour me canaliser. (Rires)
Comment s’est passée votre première rencontre avec NTM ?
Melvin : JoeyStarr m’a invité chez lui. Au début, il était distant. C’est un mec entier, qui ne fait pas semblant, il a fallu l’apprivoiser. On a brisé la glace en regardant l’une de mes vidéos de danse… C’est à partir de ce moment que j’ai appris à connaître non seulement JoeyStarr, mais aussi Didier Morville (le vrai patronyme de JoeyStarr, ndlr).
Anthony : Avec Kool Shen, ça a été plus calme. (Rires) Je crois qu’au départ, il a eu les mêmes a priori que Melvin. Puis on a discuté, je lui ai parlé de mon vécu en banlieue parisienne… Je pense que c’est à ce moment-là qu’il a changé d’avis. C’était important pour nous d’être «validés» par les légendes qu’on incarne et de ne pas les décevoir.
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