Alain Chabat en père Noël dans Santa & Cie : « J’ai laissé pousser mes cheveux et ma barbe pendant un an »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:24
© Légende / Gaumont / Chez Wham / France 2 Cinéma / Nexus Factory / Umedia
Devant et derrière la caméra, Alain Chabat nous régale avec Santa & Cie, une comédie de Noël ébouriffante rediffusée ce mardi 24 décembre 2024, à 13h55 sur France 2. Il y incarne un Santa Claus à la fois drôle et attendrissant.

“Excusez-moi d’exister !", s’indigne le Père Noël, le Santa (Claus) du titre. Cette réplique, l’une des plus drôles du film, donne le ton : un équilibre parfait entre la magie de Noël et l’humour potache cher aux Nuls. Inspiré et en très grande forme, Alain Chabat signe un film qui fourmille d’idées, son meilleur depuis Astérix et Obélix : mission Cléopâtre, en 2002. Sans doute parce qu’il a gardé son âme d’enfant et que, d’une certaine manière, il croit encore au Père Noël : "Quand j’étais petit, il était très mystérieux pour moi. Je me suis posé des milliers de fois les questions habituelles : par où passe-t-il ? Comment fait-il pour distribuer autant de jouets ? Il y a un truc magique chez lui, et j’adore toujours la magie", confiait Alain à Télé 7 Jours, en décembre 2017, à l’occasion de la sortie de son film. Rien d’étonnant, alors, à le voir incarner le héros préféré des enfants. Avec sa barbe fournie, qui rappelle celle du Moïse de Michel-Ange, et son long manteau vert rehaussé d’hermine, inspiré du costume traditionnel de saint Nicolas, le Père Noël d’Alain Chabat en jette. Il fait carrément oublier l’habituel bonhomme rouge, popularisé dans les années 30 par une célèbre boisson gazeuse américaine. "Je n’avais pas envie de me coller un postiche. J’ai laissé pousser mes cheveux et ma barbe pendant un an. C’était cool".  

Une Mère Noël nommée Audrey Tautou  

L’autre bonne idée est de lui avoir donné une épouse, une vraie, qui ne fait pas juste tapisserie au pied du sapin. L’actrice du Fabuleux destin d’Amélie Poulain incarne donc Wanda Claus, énergique et un brin autoritaire. "C’était vraiment super d’avoir Audrey. Elle est pétillante. On s’est beaucoup amusés à jouer à M. et Mme Claus." D’autant que Chabat campe un papa Noël peu enclin à quitter sa bulle enneigée pour dégoter 92 000 doses de vitamine C, qui remettront sur pied ses lutins malades. Il fallait un caractère bien trempé pour lui dire de se sortir les doigts de la hotte ! "Audrey avait cette énergie pour pousser ce gros patapouf dehors ", précise Chabat. Le voilà contraint de descendre sur Terre, trois jours avant la date, alors qu’« il n’a pas fait réviser le traîneau, que les patins sont tout lisses et le mode furtif en rade »…  

Du merveilleux plein les yeux  

Si l’humour irrigue le film, la féerie n’en est pas moins au rendez-vous avec rennes volants, voyage dans le ciel et rodéo sur les Champs-Élysées grâce aux effets spéciaux de trois sociétés françaises, qui ont participé à Game of Thrones et à Star Wars 7. Bruno Sanches (du duo Catherine et Liliane) et Louise Chabat, la fille d’Alain, sont répliqués à l’infini en lutins et lutines de la fabrique de jouets. 450 plans truqués ont été supervisés par l’Anglais Bryan Jones, grand maître des effets spéciaux, à qui l’on doit ceux de Harry Potter. Ce qui fait aussi le charme du film, c’est le plaisir que prend Chabat à incarner ce Père Noël tendre et décalé. Avec lui, on a envie d’y croire !  

Isabelle Magnier  

Par
Julien Barcilon