Visage magnétique et violence contenue, Al Pacino incarne à lui seul le New York de vertiges et de fureur des années 1970, dont témoigne "Panique à Needle Park", le film de Jerry Schatzberg (1971), qui le révèle en junkie incandescent. L’année suivante, Coppola l’installe au firmament sous les traits de Michael Corleone dans "Le Parrain". Dans ce portrait, Jean-Baptiste Péretié explore le New York des années 1970 dans les pas de la star…
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Al Pacino est né deux fois. En 1940, dans le Bronx, où il a grandi, et en 1954, lorsqu’il voit, à 14 ans, Marlon Brando, dans Sur les quais, d’Elia Kazan. « C’était une révolution », se souvient Pacino, dans ce documentaire consacré à sa carrière. Et une révélation. Il sera acteur. Amoureux de Shakespeare, il prend des cours d’art dramatique, joue dans les cafés de Greenwich Village, vit de petits boulots. "Peu m’importait la célébrité, l’argent. L’important était juste de jouer."
Al Pacino, le Bronx et la fureur : dimanche 6 février à 23.20 sur Arte
Isabelle Magnier