Tourisme : Nos bon planc pour découvrir Cambo-les-Bains !

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:41
KOMCEBO/OT CAMBO
Unique station thermale du Pays basque, à une demi-heure de la côte, cette ville-jardin conjugue joliment nature, architecture et gourmandise. EMMANUELLE TOURAINE

CAMBO, ENTRE BAS ET HAUT 

Situé en bord de Nive, le pittoresque Bas Cambo a accueilli un port jusqu’au XVIIIe siècle. Dans ce quartier ancien, on peut encore admirer des maisons labourdines, dont certaines datent du Moyen Âge. Le Haut Cambo montre un tout autre visage, avec de somptueuses demeures de style néo-basque. Sillonnez les rues pour apprécier cette architecture typique autour de l’église Saint- Laurent. Admirez son retable en bois doré et les trois rangs de tribunes, propres au Pays basque. Puis, empruntez la rue du Trinquet et celle des Terrasses, où l’on s’attable volontiers, comme au Salon Cyrano. 

CAMBO, VILLE D’EAU 

Les eaux de Cambo, dont les vertus sont connues depuis l’Antiquité, sont toujours réputées pour soigner les voies respiratoires. Il faut découvrir les thermes, que vous soyez curiste ou non. D’abord pour leur parc paysager de 12 hectares, accessible gratuitement, présentant soixante-dix essences d’arbres. Au milieu, le bâtiment Art déco et une intrigante pagode bleue se fondent dans le décor. Pour vous y rendre depuis le centre-ville, il vous suffit de prendre le bus, ligne 57 ou 59. 

CAMBO ET SON JOYAU 

Parmi les curistes, il en est un à qui la ville doit en partie sa renommée : il s’agit de l’écrivain Edmond Rostand, qui vint dès 1900 pour soigner une pleurésie. Tombé amoureux de ce coin de paradis, l’auteur de Cyrano de Bergerac s’y fit construire la fastueuse Villa Arnaga (photo), où il résida de 1906 à 1918. Incontournable, elle abrite quarante pièces, chacune avec sa mise en scène particulière, des décors somptueux et tous les équipements modernes (eau chaude, électricité et hydrothérapie !). On replonge dans la vie et l’oeuvre du dramaturge, mais aussi dans celle de son épouse, la poétesse Rosemonde Gérard, autrice du célèbre vers « Et, comme chaque jour je t’aime davantage, aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain ». À méditer, pourquoi pas, dans le jardin classé Remarquable, de styles à la française et à l’anglaise (infos sur www.arnaga.com). Ouverture le 1er avril. 

CAMBO, PIMENT ET CHOCO 

En attendant la réouverture – à Pâques – du musée du Chocolat, agrandi et flambant neuf, pour découvrir la tradition chocolatière basque, allez boire un authentique chocolat chaud, à la manière d’Edmond Rostand : il vous sera servi dans l’une des 7 500 tasses à moustache (avec un rebord pour éviter que ces messieurs ne trempent leurs bacchantes !), collectionnées par le chocolatier Christophe Puyodebat. Ne résistez surtout pas, faites le plein de gourmandises chocolatées, fabriquées sur place, dans la boutique adjacente, au 31, avenue de Navarre. (www.chocolats-puyodebat.com) Pour fi nir en beauté, chez Kultur Piment, Jean-Baptiste et Mélanie ouvrent les portes de leur jeune exploitation de piment d’Espelette AOP, au coeur de Cambo. De la simple visite à la participation à différents ateliers, on apprend, on déguste, on achète gelées, confi – tures, sauces… à base de cette épice star ! (www.kulturpiment.fr) 

Où manger ? 

Chez Terrae, nouvelle table intimiste tenue par un jeune couple qui ne propose que des menus, dont un en 3 services à 34 € le midi. Divin ! 7, avenue de la Mairie,  www.restaurantterrae.fr  

Où dormir ? 

Chez Ker Enia, une résidence en mode pension de famille. 16 appartements avec terrasse, piscine chauffée. À partir de 96 € la nuit pour 2 pers.  www.kerenia.fr  ➜ Offi ce de tourisme : www. cambolesbains.com  

Par
Emmanuelle Touraine