Que ceux qui n’ont jamais ouvert ou fini À la recherche du temps perdu se rassurent : nul besoin d’être proustien pour apprécier cette échappée verte en Eure-et-Loir. Entre les plaines de la Beauce et les collines du Perche, le village d’Illiers s’est vu, en 1971, ajouter le nom littéraire de Combray, utilisé par Marcel Proust dans son oeuvre romanesque. Mondialement connue, cette charmante bourgade, traversée par le Loir, abrite en effet la Maison de Tante Léonie (photo ci-dessus), à la fois musée et monument historique, qui accueille à nouveau les visiteurs après deux ans de travaux.
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Même si l’auteur, parisien, n’y vint que pour de courtes vacances, de 6 ans à 9 ans (entre 1877 et 1880), cette demeure au charme provincial, agrémentée d’une touche orientaliste, tient une place prépondérante dans son oeuvre. Ici, il dégustera la fameuse madeleine, ou le souvenir de l’enfance retrouvée, à l’origine de l’expression « madeleine de Proust ». Restaurée dans l’esprit de l’époque, la maison de son oncle et de sa tante, Jules et Élisabeth Amiot (Léonie dans le roman), oscille entre la réalité des jeunes années de Marcel et la fiction de ses écrits. À part, un espace muséal et multimédia raconte l’écrivain et son temps. Tout est fait pour que, des enfants aux érudits, chacun s’y retrouve. 4, place Lemoine. 9 €, gratuit pour les moins de 18 ans. Tél. : 02 37 24 30 97. www.amisdeproust.fr
Petite cité de caractère
Sur la route de la Véloscénie (voie cyclable de Paris au Mont-Saint-Michel) et desservie par une gare, Illiers-Combray a conçu un itinéraire proustien, qu’il est possible d’appréhender comme une balade. Non loin du musée, l’église Saint-Jacques, dont la superbe voûte peinte, en coque de bateau renversée, fascinait le jeune Proust. Pourquoi ne pas pique-niquer au Pré Catelan, référence à celui du bois de Boulogne à Paris, classé Jardin remarquable et entièrement conçu par l’oncle Jules Amiot ? Passionné d’horticulture, il y planta moult essences et l’aménagea comme une sorte de Buttes-Chaumont en miniature. Grimpez sur les hauteurs, franchissez la fameuse « barrière blanche », comme le faisait le petit Marcel, pour aller du côté de chez Swann, au château de la Sinetterie, rebaptisé château de Swann et récemment rénové (6, rue Saint-Pierre, 8 €, gratuit pour les moins de 12 ans, www.lechateaudeswann.com).
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À quelques kilomètres, s’il est un château à ne pas rater, c’est celui, trop méconnu, de Villebon, le Guermantes de l’écrivain. En briques rouges, avec ses douves en eau, accessible par un pont-levis que les visiteurs peuvent actionner, cette forteresse de la guerre de Cent Ans fut aussi la propriété du duc de Sully. Entourée d’un somptueux parc, c’est un vrai décor de conte de fées ! Uniquement sur visite guidée, 10 €, 5 € pour les moins de 12 ans. Tél. : 02 37 37 35 63. www.chateauvillebon28.com
Que rapporter ? Des madeleines, bien sûr ! 3,90 € le sachet de 6, à la boulangerie L’Atelier Corallo, 10, rue du Docteur-Galopin, 28120 Illiers-Combray. Tél. : 06 35 26 53 28.
Infos sur www.tourisme28.com