De la cité gasconne de Claude Nougaro, on retrouve « l’eau verte du canal du Midi », « l’église Saint-Sernin »… mais, surtout, une joie de vivre. Toulouse est une ville où l’on se sent bien. Et si les briques des bâtiments lui donnent un petit air florentin, certaines rues sont des tableaux à ciel ouvert, mettant le street art à l’honneur. Il suffit de lever la tête !
Le graffiti court les rues
On file place Arnaud-Bernard pour admirer la fresque XXL réalisée par un collectif de graffeurs, la Truskool, qui, déjà en 1989, maniaient pinceau et bombe. Puis, on se dirige vers la rue Gramat (photo), qui, en 1980, fut le premier lieu d’expression libre… Aujourd’hui encore, elle accueille tags et collages, une manière de donner plus de couleurs à la Ville rose. Quant aux puristes, ils n’ont qu’à pousser la porte du jardin d’Embarthe : le plus ancien graff y est toujours visible. Et pour ceux qui pensent que c’est une affaire d’hommes, qu’ils se laissent surprendre par le travail de la célèbre Mademoiselle Kat. Une super graffeuse, dont la fresque Jungle Fever, au 5, rue Saint-Ursule, donne matière à réflexion.
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Quand des géants arrivent en ville
Aussi surprenantes que sensationnelles, les machines imaginées par François Delarozière ont trouvé une maison à leurs dimensions. En effet, aux abords de l’ancienne piste d’aviation d’où s’envolèrent les pionniers de l’Aéropostale, la Halle de La Machine, dans le quartier Montaudran, porte bien son nom. Pour accueillir le visiteur : Astérion (photo), un minotaure de 47 tonnes, de 14 m de haut et de 4 m de large. Cette architecture de fer et de bois nécessite 17 machinistes pour prendre vie. Il crache de la fumée, se cabre, manipule des objets avec délicatesse et… marche ! Une araignée, tout aussi impressionnante, lui tient compagnie. À l’intérieur de la Halle, on découvre des tas d’objets loufoques, comme une machine à peindre, un orgue à tongs, une roue à guitare, une machine à caresser les plantes. Il y a tant à explorer dans l’univers féerique de François et de ses équipes (de 8 à 20 €) ! www.halledelamachine.fr
➜ Où dormir ?
À la Maison Soclo, pour ses chambres spacieuses, son jardin et son art de la table. Le petit déjeuner et le brunch sont pantagruéliques. À partir de 235 €/2 pers. la nuit, début février, www.soclo.fr
➜ Où se restaurer ?
Au Soulier, pour son concept de généreux hors-d’oeuvres (à partir de 10 €). Le cromesquis de canard et sa sauce miel-hibiscus sont incroyables. https://lesoulier.fr À la Gourmandine, pour sa cuisine locavore, gourmande et chic (16,90 € le plat du jour et à partir de 10,90 € le dessert). lagourmandinecotemarche.fr/ Plus gastro, Les P’tits Fayots, pour l’inventivité de son chef toulousain, Aziz Mokhtari, (34 € le menu déjeuner). www.azizmokhtari.com
➜ Que rapporter ?
Des fromages de Chez Xavier (ou François), le fils poursuivant l’oeuvre du père. Meilleur Ouvrier de France, Xavier ne jure que par le lait cru, et on le comprend ! À déguster : le bleu d’Alcas, le pavé toulousain… Facile à trouver, sa boutique est en face du marché Victor Hugo.