Sommeil (Dé)connecté : chronique du Docteur Gérald Kierzek

Publié le 12 juin 2024 à 8:11
Sommeil (Dé)connecté : chronique du Docteur Gérald Kierzek
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Depuis quelques années, les applications et objets connectés censés mesurer la qualité de nos nuits pullulent. Le résultat est-il réellement bénéfique ou ne sont-ils que des gadgets coûteux ? 

L’industrie des objets connectés a rapi­dement investi le marché du sommeil avec une multitude de produits, allant des simples applications aux dispositifs sophistiqués de suivi de nos nuits. Ces gad­gets promettent de mesurer la qualité du sommeil, de détecter les mouvements noc­turnes, les cycles de sommeil, et même d’ap­porter des solutions pour lutter contre les insomnies !

Mais si ces technologies offrent une prise de conscience de l’importance du sommeil, leur précision varie considérable­ment et, surtout, aucune n’est validée scien­tifiquement. Les applications ne permettent pas d’analyser réellement les différents stades et la qualité du sommeil. Et gare à l’obses­sion sur les données et au stress inutile, qui pourraient… aggraver les problèmes ! 

Trois outils validés

  • La première montre connectée, agréée pour la détection de l’apnée du sommeil : Samsung vient d’obtenir l’agrément de la FDA (Food and Drug Administration) ainsi que de son équivalent coréen, pour ajou­ter la fonction détection de l’apnée du som­meil à son application Samsung Health. Sa Galaxy Watch 7, très attendue, devrait être dévoilée lors de l’événement de la marque en juillet, et, pour profiter de cette techno­logie, les utilisateurs (des personnes âgées de plus de 22 ans) devront effectuer un suivi de leur sommeil sur deux sessions de plus de 4 heures chacune, réparties sur une période de dix jours.
  • Une box de méditation made in France : Morphée permet de s’endormir facilement et de générer un sommeil profond grâce à ses 210 séances audio de méditation et de sophrologie. Les séquences s’écoutent au coucher ou lors de réveils nocturnes. Morphée fonctionne sans smartphone ni application mobile, ne dispose pas d’écran qui pourrait perturber le sommeil et ne dif­fuse pas d’ondes.
  • Des applications pour méditer et bien respirer, voire pratiquer des séances d’auto­hypnose, peuvent (pratiquement) tout changer. Petit BamBou propose, par exemple, des programmes entièrement dédiés au sommeil et s’adresse à tous ceux qui ont des difficultés à dormir. De son côté, le site de l’Institut français d’auto­hypnose offre un panel de séances gra­tuites, précieuses pour nos nuits.
Par
Dr Gérald Kierzek