Puissants anti-inflammatoires, la cortisone et ses dérivés, comme la prednisone, sont prescrits pour traiter un large éventail de pathologies, parmi lesquelles les maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, lupus), l’asthme sévère, les affections cutanées (eczéma, psoriasis), ou encore les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Ils traitent aussi, sur une plus courte période, les infections des voies respiratoires supérieures, des problèmes du rachis ou des allergies.
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Sur le long terme
L’ingestion prolongée présente de nombreux effets secondaires, comme la prise de poids, la fragilisation osseuse, l’augmentation du risque d’infection, ou encore des troubles du sommeil, de l’humeur et des problèmes cutanés. Ces effets étant généralement dose-dépendants, un traitement à faible dose (moins de 7,5 mg/jour de prednisone) présentera moins de risques. Un protocole d’attaque ou une utilisation pour une courte durée peut pourtant nécessiter des doses plus fortes.
Minimiser les risques
Un suivi médical est indispensable, avec contrôles de la tension artérielle, de la glycémie et de la densité osseuse. Une alimentation équilibrée, pauvre en sel et riche en calcium, ainsi qu’une activité physique régulière pour maintenir la masse musculaire et la densité osseuse sont recommandées, avec supplémentation en vitamine D. Attention aux infections et veillez au strict respect du calendrier vaccinal !
Enfin, il est crucial de ne jamais arrêter brutalement un traitement, sauf ceux de courte durée (moins de dix jours). Le sevrage doit toujours être progressif et supervisé par un médecin pour éviter une insuffisance surrénalienne. Dans tous les cas, prenez les comprimés le matin, pour éviter les troubles du sommeil, et jamais d’automédic