Minceur : on revoit sa copie avec la méthode 80/20

Publié le 3 juin 2024 à 9:09
Minceur : on revoit sa copie
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Et si des petits changements, bien ciblés, faisaient toute la différence pour retrouver une silhouette qui nous va bien ? C'est ce que démontre la méthode 80/20.

Apeine les maillots de bain sont-ils sur les portants, que la cour des miracles en matière de régime revient sur le devant de la scène. Mind, Ornish, Dash… chacun y va de sa formule pour dégommer les kilos. Et lorsque leurs discours passent par la moulinette des réseaux sociaux, cela peut induire des pathologies alimentaires et/ou une dysmorphophobie. La solution ? Lorsque la perte de poids relève d’une question de santé, elle doit passer par un nutritionniste et le médecin traitant. Sinon, on change son mode de vie, avec bienveillance.

Une méthode, pas un régime

La problématique avec les solutions drastiques, c’est qu’elles tiennent un temps et que les kilos reviennent au galop au moindre relâchement. À moins d’accepter de se priver à vie ! D’où l’idée d’Aline Perraudin de décliner la loi de l’économiste italien Vilfredo Pareto des 80/20. Il avait observé que 80 % des terres en Italie appartenaient à 20 % de la population, que 20 % des plantes de son jardin produisaient 80 % de ses fruits, que 80 % des bénéfices d’une entreprise venaient de 20 % de ses clients… Ainsi, comme « 20 % des causes donnent 80 % des effets, il suffit de choisir deux principes réalistes parmi dix, adaptés à chacun d’entre nous, et de s’y tenir », nous explique Aline. Dans son ouvrage, grâce à un test en 50 questions, vous déterminez les leviers adaptés à vos besoins. Vous pouvez aussi en sélectionner deux parmi les 10 dans l’encadré ci-contre.

Scientifiquement validés

Si la méthode 80/20 enclenche une perte de poids progressive, pour tenir, il faut envisager un projet à long terme. Comme une écologie de soi afin de se sentir également bien dans sa tête et de retrouver un équilibre. N’oublions pas que, bien souvent, la prise de poids répond à un déséquilibre au niveau de l’alimentation, mais également du stress, du sommeil… Si vous adoptez une nouvelle hygiène de vie, votre cerveau, n’ayant pas de gros efforts à fournir, ne va pas se mettre en alerte de famine et faire stocker à votre organisme le moindre aliment. Vous pouvez appliquer la règle des 5 S (voir ci-contre), établie par l’Américaine Susan Albers, psychologue spécialiste des troubles alimentaires.

10 leviers 80/20

l Développez votre goût pour le sain. l Mangez seulement quand vous avez faim (à quelques exceptions près). l Réduisez votre fenêtre alimentaire. l Ne grignotez pas entre les repas. l Surmontez vos compulsions alimentaires. l Respectez votre microbiote et évitez les aliments ultra-transformés. l Prenez le temps de respirer. l Chouchoutez votre sommeil. l Bougez (même assis). l Musclez-vous.

Les 5 S

l S’asseoir pour apprécier davantage son repas. l Sentir pour savourer pleinement ses aliments. l Savoir prendre son temps, afin d’obtenir le sentiment de satiété. l Simplifier, en plaçant des aliments sains à portée de main. l Sourire, car manger est une expérience agréable et doit le rester. Dès que l’on tombe dans la pénitence, un cercle vicieux s’installe : restriction, frustration, compulsion…

Par
Stéphanie Clery-Guittet