Dermatologie : Eczéma atopique, osons en parler !

Publié le 4 mai 2025 à 16:00
Getty Images
Le 7 juin, sous l’égide de l’Association française de l’eczéma, se déroulera la Journée nationale consacrée à cette pathologie encore taboue.

Maladie affichante, la dermatite atopique, ou eczéma atopique, touche près de 2,5 millions d’adultes en France et débute généralement dès l’enfance. Aujourd’hui, elle est la deuxième maladie de peau juste après l’acné ! Son origine ? On parle d’un mécanisme complexe, avec des facteurs immunologiques, génétiques et environnementaux. Et si l’eczéma n’est pas contagieux, sa manifestation – rougeurs et lésions cutanées récurrentes, pouvant aller jusqu’à des surinfections – isole souvent le patient. 

A lire également :  Santé : 4 questions à poser à son médecin – La chronique du Dr. Gérald Kierzek

À FLEUR DE PEAU 

Toujours associé à des démangeaisons plus ou moins intenses, susceptibles d’atteindre toutes les parties du corps, l’eczéma atopique a des conséquences sur la vie quotidienne, le moral, le sommeil, les activités, les relations sociales… De plus, cette sécheresse cutanée excessive rend la peau perméable à toutes les agressions (pollens, poussières, acariens…) et se manifeste par des plaques chroniques, plus ou moins épaisses et/ou lichénifiées. Cet état peut aussi engendrer une sensibilité émotionnelle, du stress, un risque dépressif et une perte d’estime de soi.

Faisant face à cette maladie inflammatoire chronique de la peau, entraînant une altération significative de la qualité de vie, la Pierre Fabre Eczema Foundation œuvre depuis 2004 pour améliorer la qualité de vie des patients, et cela à tous les âges. Outre la recherche scientifique, elle facilite l’alliance entre patients et professionnels de santé, développe la formation des soignants à l’éducation thérapeutique et fédère une communauté d’experts. Car, bien souvent, face à cette inflammation de la peau (même si elle est bénigne), on se sent démuni et l’on voudrait comprendre pour mieux la traiter. Et sur le site Pierrefabreeczemafoundation.org, les réponses sont claires et précises, sans tomber dans le jargon médical. 

Participer

Le 7 juin, la Journée nationale de l’eczéma va permettre, à Paris, de rencontrer des médecins, de suivre des ateliers et des conférences. À Marseille et à La Rochelle, une conférence aura lieu ainsi que la projection de la pièce de théâtre Eczéma, à fleur de peau, suivie d’un débat sur les préjugés liés à la maladie et le vécu des patients au quotidien.  www.associationeczema.fr.

À télécharger

Développée par la Pierre Fabre Eczema Foundation, l’application gratuite Eczema Care+ (iOS et Android) permet de suivre l’efficacité du traitement prescrit, propose des conseils personnalisés selon l’historique des quinze derniers jours, et donne une tendance d’évolution de l’intensité de l’eczéma sur les sept jours à venir.

À lire

L’eczéma atopique ? L’autrice, Fanny Sentenac, sait de quoi elle parle ! À travers son livre, Dans ma peau, elle témoigne pour sensibiliser, partager et soutenir, "parce que j’aimerais être une clé qui permet aux personnes souffrant d’eczéma de faire sauter les verrous d’une prison de chair, qui a été la mienne si longtemps […]. Ma peau ne veut pas de moi. Je ne veux pas d’elle. Elle me pousse à bout, je la hais chaque jour un peu plus". Ce récit de trente-cinq années d’enfer cutané s’impose comme une nécessité.  www.dansmapeau-eczema.com 

Par
Stéphanie Clery-Guittet