Outre la taille de l’écran et son taux de rafraichissement, d’autres paramètres sont à prendre en compte au moment de choisir son téléviseur. Il faudra particulièrement faire attention au type de dalle et à la technologie employée, la qualité d’image en découle directement ! LCD, TN, VA, OLED, QLED, Mini-LED… si ces acronymes sont encore d’obscures abréviations pour vous, voici de quoi y voir plus clair. Nous vous présentons également notre modèle de téléviseur favoris pour chaque type de dalle afin de vous aider à faire votre choix.
LCD – Liquid Crystal Display, le fourre-tout
Inventée dans les années 70 mais réellement développé dans les années, 80, notamment avec l’arrivée de la couleur, la technologie LCD désigne en réalité les écrans à cristaux liquides qui équipent de très nombreux appareils, des calculatrices aux téléviseurs en passant par les écrans de smartphones et d’ordinateurs.
Les écrans LCD fonctionnent grâce à la polarisation de cristaux liquides faisant varier leur transparence. L’image apparait lorsque la lumière les traverse. Ainsi, les pixels des écrans LCD n’émettent pas leur propre lumière mais on besoin d’un système de rétroéclairage par LED.
Désormais bien maitrisée par les industriels, cette technologie a vu de nombreuses variations et perfectionnements. Par rapport à d’autres technologies plus modernes, les écrans LCD sont généralement moins coûteux. Elle est employée par tous les constructeurs de TV comme Samsung, Sony, Philips, Panasonic, LG, TCL, Hisense…
Ecrans IPS, les plus répandus
La technologie IPS ou In-Plane Switching est une sous-famille des écrans LCD. Dans ce type de dalle, les cristaux liquides sont placés parallèlement à l’écran. Cela a pour effet d’améliorer notablement le rendu des couleurs ainsi que les angles de vision. L’image est ainsi identique, que le spectateur se trouve face à l’écran ou bien sur le côté. C’est ce qui rend cette technologie adaptée aux téléviseurs contrairement aux dalles TN, plus employées dans les moniteurs d’ordinateur qui demandent bien souvent d’être parfaitement aligné avec l’écran au risque de voir apparaitre des couleurs fantaisistes, d’avoir une luminosité moindre et un rendu très éloigné de l’image originale.
En contrepartie, la technologie IPS pèche par un taux de contraste loin d’égaler d’autres technologies, notamment l’OLED.
La technologie IPS en quelques points :
- Faible coût de production
- Couleurs plus justes et plus riches
- Angles de vision très larges (presque 180°)
- Taux de contraste encore faible
Ecran VA, le compromis
La technologie VA, pour Vertical Alignement, est un autre type de dalle LCD. La structure des cristaux liquides est différente et laisse moins passer la lumière du rétroéclairage. Par rapport aux écrans IPS, les modèles VA se démarquent par leur taux de contraste amélioré et les noirs plus profonds. En outre, les écrans VA souffrent moins du phénomène de blooming, causant un halo lumineux autour des sujets blanc sur fond noir, comme les sous-titres. Les écrans VA souffrent en revanche un angle de vision moins important ainsi que d’une réactivité généralement plus faible. Si cette technologie n’est pas sans défaut, elle est en revanche plutôt bon marché et convient à une utilisation sur un téléviseur ainsi que sur les écrans de PC.
La technologie VA en quelques mots :
- Faible coût de production
- Taux de contraste supérieur
- Angles de vision améliorés
- Moins de blooming
Ecrans QLED, le marketing à l’assaut des dalles

Ne vous y trompez pas, la technologie QLED n’a rien à voir avec la technologie OLED ! Le QLED (Quantum-dots Light Emitting Diode) est un terme marketing popularisé par Samsung qui désigne une nouvelle technologie d’écran LCD avec rétroéclairage.
Derrière cette stratégie marketing un peu douteuse, le rendu final demeure toute de même très intéressant. Les Quantum-Dots (ou points quantiques) sont des matériaux semi-conducteurs de très petites tailles qui renvoient une couleur différente selon leur forme et dimension. Les écrans équipés de cette technologie se démarquent par un rendu des couleurs particulièrement riche, vif et nuancé ainsi qu’une luminosité maximale élevée. Ils sont ainsi tout indiqués pour ceux qui regardent beaucoup leur écran durant la journée où dans un endroit lumineux.
Les écrans munis de ces points quantiques sont généralement moins énergivores que les autres écrans LCD, ce qui sera intéressant surtout pour les TV de grandes tailles (au-delà de 55 pouces) pour lesquels la différence sur la facture d’électricité pourrait faire pencher la balance. A noter que Samsung n’a pas le monopole des points quantiques puisque Sony et LG proposent également des téléviseurs dotés de cette technologie, connue sous le nom de Triluminos et NanoCell. Puisqu’il s’agit d’un "filtre à boite quantique" on peut retrouver des téléviseurs QLED équipés d’une dalle VA ou IPS.
La technologie QLED en quelques mots :
- Couleurs très riches et fidèles
- Taux de contraste amélioré
- Luminosité élevée
Mini-LED, le rétroéclairage novateur
Pour être exact, le terme Mini-LED ne désigne pas une technologie de dalle, mais plutôt une méthode de rétroéclairage assortie d’un écran QLED (Quantum-dots LED). Il est ainsi possible de trouver des dalles VA ou IPS assorties d’un rétroéclairage Mini-LED. Chez Samsung, cette technologie est connue sous le nom de Neo QLED.

Si les cristaux liquides de nos écran LCD ne peuvent produire leur propre lumière, il faut les associer à un système de rétroéclairage. Dans un téléviseur classique, le rétroéclairage se fait par LED (Diodes électro-luminescentes). Ces dernières sont placées sur une ou plusieurs tranches de l’écran (Edge LED) ou sur tout l’arrière de la dalle (Direct LED). Dans les deux cas, certains modèles d’écran permettent d’éteindre un groupe de LED selon les besoins de l’image, pour améliorer le taux de contraste, la luminosité ou encore le rendu des couleurs, c’est le Local Dimming.
Les téléviseurs Mini-LED vont encore plus loin en réduisant drastiquement la taille des LED (moins d’un millimètre) pour en placer des milliers derrière la dalle et obtenir une luminosité excellente mais également un meilleur taux de contraste grâce à une gestion des zones d’éclairage plus fine. L’image offre davantage d’homogénéité tandis que les effets de blooming disparaissent, se traduisant pas un halo lumineux autours des éléments clairs de l’image. Alliant contraste et luminosité, c’est un excellent compromis.
La technologie Mini-LED en quelques mots :
- Luminosité exceptionnelle
- Taux de contraste encore plus élevé
- Richesse des couleurs
Les écrans OLED, les plus connus et désirés

Largement répandues dans nos smartphones, la technologie OLED tend à se faire une place dans nos TV et ordinateurs. Son mode de fonctionnement diffère totalement des très nombreux écrans LCD et dispose de bien des avantages.
L’acronyme OLED signifie Organic Light Emitting Diode qui peut se traduire littéralement par « diode Electro-luminescente organique » ce qui résume bien son fonctionnement. Il s’agit d’un composant organique capable de produire sa propre lumière. Il n’y a donc besoin ni de cristaux liquide, ni de rétroéclairage ce qui rend les écrans OLED souvent plus fins que leurs pendants LCD.
Considéré comme la panacée des téléviseurs, les modèles OLED séduisent surtout par leur taux de contraste hallucinant. Puisque les diodes peuvent s’allumer et s’éteindre individuellement, le noir affiché est « parfait », sans aucune émission de lumière. En outre, ce type d’écran est également très réactif, avec un temps de latence (temps que demande l’écran pour passer de blanc à noir à blanc) d’environ 0,1 ms, ce qui en fait un très bon allié pour les gamers. Enfin, sans rétroéclairage, la consommation électrique est naturellement plus faible, ce qui est particulièrement intéressant pour les grandes diagonales.
Quelques réserves
Toutefois, l’OLED n’a pas que des avantages et il faudra faire quelques concessions. Sa luminosité maximale (jusqu’à 1000 nits environ) reste très inférieure à ce que peuvent offrir les écran Mini-LED ou QLED ce qui oblige à regarder ses films et séries dans l’obscurité pour en tirer le meilleur. Ensuite, son tarif très élevé ne le place pas à la portée de toutes les bourses.
Enfin, la question de fiabilité se pose puisque la technologie OLED a tendance à « bruler » l’écran, causant un marquage des images fixes (logos de chaines TV, interface…) mais les fabricants ont beaucoup travaillé la question si bien que ce type de soucis ne devrait pas survenir avant de nombreuses années.
Les grands constructeurs comme Samsung ou Sony développent actuellement des écrans QD-OLED, mêlant le filtre quantique des QLED à une dalle OLED pour offrir des couleurs toujours plus riches.
Les écrans OLED en quelques mots :
- Taux de contraste imbattable
- Réactivité imbattable
- Consommation électrique plus faible
- Tarifs élevés
Micro-LED, le graal des écrans

Le micro-LED est une version encore plus aboutie du Mini-LED, composée de millions de LED microscopiques. Chaque pixel est composé de 3 LED, rouge, verte et bleu, capables de s’allumer indépendamment. Tout comme pour l’OLED, il n’y a pas de cristaux liquides, le taux de contraste est infini et les couleurs sont encore plus justes et précises. Mais si la technologie est aussi parfaite, pourquoi n’est-elle pas la plus démocratisée ?
Les processus de fabrication sont extrêmement complexes si bien qu’il est impossible pour les constructeurs de lancer une production à grande échelle. De plus, les tarifs de cette technologie sont tout simplement exhorbitants : pour le modèle Samsung, comptez la bagatelle de 150 000 €. Oui, vous avez bien lu.
Le Micro-LED en quelques mots :
- Qualité d’image imbattable
- Luminosité extrêmement élevée (jusqu’à 10 000 nits)
- Tarif ahurissant
Quelle est la meilleure technologie d’écran ?
Le tableau ci-dessous résume de manière synthétique les forces de chaque technologie. A ce jour, aucune de ces technologies n’est complètement exempte de défaut. Celle qui se rapproche le plus de l’expérience optimale que nous visons est le Micro-LED, fortement pénalisé par son tarif.

Les budgets les plus restreints opteront pour un téléviseur IPS ou QLED, selon les promotions tandis que ceux dépassant le millier d’euros iront plutôt vers du Neo QLED ou de l’OLED. Si votre TV se trouve à proximité d’une fenêtre ou dans un environnement lumineux, le Neo QLED semble plus adapté tandis que ceux préférant une ambiance immersive choisiront davantage l’OLED. A choisir selon les préférences de chacun.
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