Jardinage : distinguer les bonnes des mauvaises plantes

Publié le 16 mars 2024 à 16:53
iStock
Comme chaque année, avec l'arrivée du printemps, la nature se réveille et les pousses sortent de terre. Mais savez-vous lesquelles garder ? EMMANUELLE TOURAINE

Dans la pelouse, au pied des arbres, le long des haies, des murs et jusque dans les pots, des dizaines de petites pousses émergent de la terre dès que le printemps pointe le bout de son nez. Elles grandissent sous nos yeux, déploient leurs petites feuilles, mais, à ce stade, il est bien souvent difficile de les identifier et donc d’adopter avec chacune le comportement approprié. Pas de problème pour les vivaces, elles repoussent chaque année à la même place. Qu’en est-il de celles qui poussent dans des coins où vous n’avez rien planté ? S’agit-il d’une plante ornementale qui s’est ressemée ? Est-ce une plante sauvage qui présente un intérêt écologique ou simplement une mauvaise herbe ?

Un guide pratique

Pour vous aider à faire la distinction, mais aussi à faire le choix, Bärbel Oftring, diplômée en biologie et spécialisée en botanique, zoologie et paléontologie, publie un ouvrage très visuel, où près d’une centaine de plantes spontanées y sont décrites. Des photos de trois différents stades de l’évolution de la plante (depuis la plantule jusqu’à la plante de trois mois), ses intérêts et ses défauts, mais aussi de précieux pictogrammes vous orientent avant de franchir le cap.

Le bon sauvage

Force est de constater que dans un jardin au naturel, on ne doit pas craindre la nature. Il est essentiel de connaître les plantes sauvages, car la majorité est utile mais aussi très belle. Elles contribuent à la biodiversité, font preuve de résilience – car mieux adaptées à leur environnement local que les espèces cultivées – et nécessitent peu d’entretien. Il est possible de les « accueillir » sans pour autant tout accepter (ce guide vous aidera à trancher). On ne sait jamais, vous découvrirez peut-être un bienfait surprenant de certains intrus que vous preniez pour de mauvaises herbes. Si certaines sont des plaies qu’il faut arracher, car envahissantes, destructrices, toxiques (renouée liseron, prêle des champs, séneçon commun…), d’autres (coquelicot, campanule, marguerite, eschscholzia…) méritent leur chance, assurément.

Par
Emmanuelle Touraine