Déco : Osez la couleur bordeaux !

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:33
© Yves Duronsoy
Adieu, tons pastel et ambiances minimalistes : nos intérieurs réclament de la chaleur. Succombez à cette nuance profonde et puissante !

Une couleur théâtrale 

Le terme « bordeaux », au sens de couleur, n’est apparu qu’à la fin du XIXe siècle, et viendrait du nom d’un colorant de synthèse, rouge violacé, faisant référence à la robe des vins de la région bordelaise. Lie-de-vin, carmin, pourpre, rubis, grenat, etc. : ses déclinaisons sont nombreuses, et il est amusant de noter que chez nos cousins québécois, le bordeaux est nommé « bourgogne » ! Forcément associée au rouge, cette teinte parle de chaleur, de pouvoir, de passion, d’élégance. Elle évoque aussi le rideau qui s’ouvre, se prêtant ainsi parfaitement à toutes les mises en scène déco.

Une couleur de caractère 

Cette nuance ne laisse pas indifférent : elle a le don de réchauffer nos intérieurs et de leur donner un chic fou. Capable d’instaurer une atmosphère à la fois glamour et contemporaine, on l’aime sur du gros mobilier, comme un canapé moelleux, un fauteuil, une bibliothèque, une table, mais aussi sur du linge de maison… Intense, elle révèle les objets les plus discrets, comme des coussins, des vases, des lampes, leur donnant une facture presque « couture ». Elle magnifie la vaisselle, conférant, par exemple, un éclat chaleureux aux tables de fêtes de fin d’année. Sur un mur, le bordeaux redimensionne l’espace et lui donne de la profondeur. Cependant, sa force est à manier avec tact. On évite l’accumulation, au risque de créer une atmosphère oppressante et trop sombre. À moins de vouloir jouer à tout prix l’effet boudoir, dans des petits espaces notamment. 

Une couleur à panacher 

Il faut oser lui associer du vert sapin, du jaune curry, et même du bleu Klein (photo). Également le terracotta, sa cousine terreuse : le résultat est surprenant ! Pour adoucir son aspect dense et profond, confrontez-la à des teintes douces, comme le beige, le gris perle, le blanc crème, et à des matières naturelles, telles que l’osier et le rotin, la laine bouclée, le lin… Enfin, le bordeaux anoblit instantanément les intérieurs lorsqu’on l’unit à du laiton, du chrome ou du velours. 

Par
Emmanuelle Touraine