Poussant sur des cactus, ce drôle de fruit serait originaire du désert du Yucatán, dans le Sud du Mexique. Au XIXe siècle, les colons français lui font entamer un long voyage jusqu’aux confins de l’Orient, avec une première étape au Vietnam. Là-bas, pitaya se dit thanh long, que l’on traduit par « fruit du dragon ». Un surnom qui lui vient des longues lianes sur lesquelles il pousse, et dont la forme peut évoquer celle des célèbres créatures asiatiques.
BEAU, MAIS PAS QUE…
Il est de forme ovale. Hérissée d’écailles, sa peau rose fuchsia est très jolie, mais non comestible. Quant à sa chair, parsemée de minuscules graines noires, elle peut être blanche, rouge ou, plus rarement, jaune, et se mange uniquement crue. Le pitaya a une saveur peu prononcée, mais délicate. Il est sublime en carpaccio. Pour une expérience rigolote, coupez-le en deux et mettez-le quelques heures au réfrigérateur. Sa chair prend alors une texture de sorbet, délicieuse avec un filet de citron. Sa renommée découle, outre sa beauté, de ses nombreux bienfaits. Très riche en eau, il étanche la soif. Sa vitamine C, antioxydante, aide à lutter contre le vieillissement. Il stimule le transit grâce à ses fibres.