Plus que jamais, ils ont la côte. Chacun veut le sien et la tentation d’ouvrir toutes les cases dès le 1er décembre est grande. Mais comme le veut la tradition germanique depuis le 19ième siècle, avec le calendrier de l’Avent, qui servait à faire patienter les enfants jusqu’au matin de Noël, on attend ! Aujourd’hui, même les plus grands peuvent se faire plaisir face à l’offre gargantuesque que les marques proposent.
Une évolution un brin moins spirituelle que la préparation de la naissance du Christ dans les familles protestantes allemandes de l’époque, qui alternaient bonbons et versets bibliques. Pourtant, c’est à nouveau de l’Allemagne que son évolution débuta au 20ième siècle pour s’adresser à un public plus large.
En 1908, Gerhard Lang imprima le premier calendrier de l’Avent, souvenir de ceux que lui confectionnait sa mère avec des fenêtres en carton où elle cachait des friandises. Les pénuries des deux guerres mondiales firent, plus ou moins, tomber dans l’oubli cette tradition. En 1945, un autre imprimeur allemand, Richard Sellmer fonde sa maison d’édition et publie le premier calendrier de l’Avent après la Seconde Guerre mondiale, « La Petite Ville », réédité depuis chaque année et encore en 2023. Même les présidents Eisenhower et Nixon ne juraient que par les calendriers de la société Sellmer. Aujourd’hui, cette firme familiale en produit jusqu’à 4300 exemplaires par heure !