Beauté : Quand les parfums se démarquent

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:45
iStockphoto
Alors que certaines marques ont tendance à uniformiser leurs senteurs, d’autres se concentrent sur l’essence même du flacon. De quoi renouer avec une belle ivresse olfactive. 

Entre notre mémoire et notre odorat, les liens se tissent bien avant notre naissance… Chaque fois que nous respirons, soit plus de 20 000 fois par jour, nous sentons. Et, parfois, la magie opère si l’on croise une personne qui porte un parfum intense, sans pour autant s’imposer. « Il s’agit de nouvelles expressions olfactives, résolument modernes. Des essences comme des invitations à faire corps avec l’émotion envoyée à ceux qui les porteront », explique le parfumeur Dominique Ropion à travers Aphorismes, sa nouvelle marque de fragrances rares, comme Innocent Tuberose, où la tubéreuse ne ressemble à aucune autre. 

TROUVER SON SILLAGE 

Impossible de vous faire oublier votre N° 5 de Chanel, Ambre Sultan de Serge Lutens ou encore Eau Sauvage de Dior ? Pourtant, certaines marques bousculent les codes, comme L’Atelier Parfum, boutique de haute parfumerie, qui se définit comme un créateur d’émotions, à l’image des fondateurs, Masha Russac et Mikolaj Pietrzak. Une marque engagée et formulée sans matières controversées. Les collections sont divisées en quatre opus avec, pour chacune, des parfums qui sortent du sillage, comme Peartopia, où la poire, le magnolia et les muscs se répondent (https://latelierparfum.com). Tout comme ce petit ovni de la Maison Vitry, qui lance des eaux de toilette à l’image de celles que l’on trouvait au Moyen Âge chez les apothicaires. Vendues en pharmacie, les Eaux Mémoire ravivent la nôtre, comme le souvenir de la gestuelle de friction de nos grands-pères. N’est-ce pas le moment de devenir le Sherlock Holmes des senteurs ? 

Sentir l’invisible 

Lorsque l’auteure Sarah Bouasse écrit sur les parfums, elle s’amuse à « tendre l’oreille à notre nez ». Dans un livre touchant, elle revient sur l’histoire du parfum. Et, telle une madeleine de Proust, elle nous entraîne dans le passé de l’intimité familiale lorsqu’elle nous présente Nanou, sa grand-mère adorée, dont le départ fait revivre des odeurs oubliées. Passionnant et émouvant. Par le bout du nez, une histoire intime des odeurs, de Sarah Bouasse, Calmann Lévy, 18,50 €  

Par
Stéphanie Clery-Guittet