Chez le chat, la chasse est une activité solitaire, qui obéit à une chorégraphie précise et instinctive. Quand la proie, réelle ou fictive (jouet), est en vue, il se couche en embuscade, le corps ramassé, et s’approche d’elle à pas feutrés, ventre contre terre. Puis il s’immobilise, prêt à bondir : tout en gardant ses antérieurs fl échis, il redresse lentement son arrière-train et oscille des hanches avant de fondre sur la malheureuse cible.
DÉCOLLAGE SANS ÉLAN
Le balancement du popotin, associé à un discret pétrissage par les pattes postérieures, permet une meilleure prise au sol, un ajustement de la posture et une tension musculaire nécessaires à la propulsion. Dans une extrême tension, les yeux rivés sur sa proie, le balancement pourrait aussi l’aider à affiner la distance et l’angle du saut. Ce comportement apparaît chez le chaton dès 1 ou 2 mois, mais demande un minimum d’expériences et de perfectionnement chez notre chasseur pour être effi cace. Heureusement pour la souris, il rate sa proie dans neuf cas sur dix !