Golden Retriever : le retour en grâce – la chronique de la vétérinaire Laetitia Barlerin

Publié le 24 mai 2025 à 9:30
Getty Images
Passé (un peu) de mode, il occupe désormais la deuxième place des toutous préférés des Français, talonnant le berger australien. Histoire d’un chien en or. 

En 2010, le tout premier post du réseau social Instagram était une image de bébé golden retriever ! Il était alors au faîte de sa gloire, perçu comme le compagnon idéal de la famille. Malgré la concurrence du berger australien et des petits chiens plus "citadins-compatibles", sa popularité ne faiblit pas, et il reste la coqueluche des enfants, auxquels il voue une véritable passion. 

Un poisson dans l’eau

Selon la Centrale canine, près de 14500 chiots golden retriever sont nés en 2024, soit deux fois plus qu’il y a vingt ans. Ce chien à la robe dorée est de la même famille que le labrador, soit celle des retrievers. Ils sont nés en Angleterre au XIXe siècle, et étaient des chiens de chasse chargés de rapporter le gibier d’eau. De ses origines, il a gardé son attirance pour l’eau, des doigts palmés et un sous-poil fourni hydrofuge. Il est d’une fidélité sans faille.

Gentil comme un golden

Exubérant, il se comporte comme un éternel chiot plein d’humour jusqu’à 3-4 ans. D’où son succès auprès des enfants et des "grands enfants", qui postent ses pitreries atten-drissantes sur le web. Quand il gagne en maturité, il devient un adorable toutou de 30-35 kg, sage et posé, qui aime tout le monde, et surtout rendre service. Ce tempérament, couplé à une intelligence vive, en fait un parfait chien d’assistance : il guide les aveugles, assiste les handicapés et apporte du réconfort aux malades. Dans les tribunaux, il endosse avec talent le rôle de chien d’assistance judiciaire, qui apaise les victimes.

Fou de balle

Son apparence débonnaire ne doit pas faire oublier son besoin d’exercice physique et mental. Sorties au parc, baignades (lac ou mer), randonnées, sont ses petits bonheurs et essentiels à son bien-être. Il supporte mal la solitude et encore plus le chenil. Enfin, il adore jouer avec petits et grands, à la balle de préférence. Il a d’ailleurs la capacité de porter plusieurs balles de tennis dans la gueule, jusqu’à six, d’après un record tenu en 2020 par Finley, un golden américain ! Ramasseur de balles, son nouveau job ?

Par
Laetitia Barlerin