Connaissez-vous le « puppy blues » ? : la chronique de la vétérinaire Laetitia Barlerin

Publié le 19 avril 2025 à 13:16
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Pression, culpabilité, déception : l’adoption d’un chiot n’est pas un long fleuve tranquille et peut engendrer une anxiété. Explications.

Cela faisait des mois que vous rêviez de cette boule d’amour à câliner, et la voilà enfin dans votre vie ! Mais, passé l’euphorie des premiers jours, un malaise peut s’installer. "On prend conscience, soudain, de l’énorme responsabilité qu’on a, et on finit par douter d’y arriver", nous confie Jérémy, qui reconnaît avoir vécu un puppy blues lorsqu’il a accueilli Bruno, son jeune teckel. 

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Du rêve à la réalité

Un sentiment d’impuissance, de frustration, voire de désespoir teinté de colère s’empare de vous, lorsque, pour la énième fois, le chiot attend d’être rentré de la balade pour se soulager… sur le tapis. Et quand, dehors, il a peur de son ombre et n’avance pas. Ou encore, quand le voisin vient se plaindre de ses hurlements incessants. Vous vous attendiez à voir votre vie bous-culée, mais pas à ce point. Désormais, votre emploi du temps s’organise autour des besoins du chien. Le nourrir, le sortir (souvent), le surveiller, lui apprendre la propreté, la marche en laisse, réparer ses bêtises… Tout cela représente une montagne d’efforts parfois sous-estimés. D’où la las-situde et les doutes qui peuvent s’installer.

La peur de mal faire

"Comment m’y prendre ? Est-ce que je fais ce qu’il faut ? Qu’est-ce qui est le mieux pour lui ?", sont les questions qui taraudaient Jérémy, soucieux de l’éducation et de la socialisation de Bruno. Par ailleurs, il est utopique de croire qu’un lien affectif va se nouer immédiatement. Il se construit à mesure que le chiot trouve ses marques et acquiert la confiance envers son maître. 

Solliciter des conseils

Ce syndrome est heureusement de courte durée. Deux semaines, dans le cas de Jérémy, pour prendre de la hauteur, s’apprivoiser l’un l’autre et, au bout du compte, ne retenir que les moments de complicité. D’autant que les efforts éducatifs finissent par porter leurs fruits. Pour les maîtres déroutés, demander des conseils à son vétérinaire ou suivre des cours avec un éducateur est salvateur. Échanger au parc canin avec d’autres « pet-parents » permet de relativiser… et de reconnaître que son petit compagnon est formidable ! 

Par
Laetitia Barlerin