Pensant adopter un chiot, une internaute a été récemment victime d’une arnaque de 6300 euros ! Les escrocs avaient publié une annonce sur Internet, en se faisant passer pour une association. Ils lui proposaient de lui livrer l’animal par hélicoptère. Le chiot n’est jamais arrivé. Un procédé classique, où l’individu dit vouloir donner "contre de bons soins" son jeune animal tout mignon (virtuel) pour cause de mutation, d’abandon ou d’euthanasie imminente et… réclame une somme conséquente pour son transfert (virtuel) à domicile.
À lire également
Peut-on enterrer son animal dans son jardin ? : la chronique de la vétérinaire Laetitia Barlerin
DES PSEUDO-ÉLEVEURS
La photo du chaton/chiot est craquante, le prix attractif… Mais l’annonce cache un faux éleveur ou faux particulier qui se targue d’élever son petit compagnon en famille et vend des cargaisons d’animaux issus de trafic ou de vols. Il propose même la livraison à domicile ! Mais il est impossible de visiter l’élevage. L’escroc vous reçoit dans sa cuisine ou sur un parking, vous met la bête dans les bras pour vous attendrir et donne des papiers falsifiés contre du cash. La pauvre bête est bien souvent non identifiée, non vaccinée, malade, d’une race non garantie…
LES RÉFLEXES À ADOPTER
N’envoyez jamais d’argent pour le soi-disant transport de l’animal choisi par vos soins. Et n’achetez jamais un chiot ou un chaton sur photo. Demandez à le voir, à voir les parents et l’élevage. Prévoyez un temps de réflexion, en signant un certificat d’engagement et de connaissance (obligatoire), sept jours avant la vente. L’éleveur doit pré-ciser son numéro SIREN dans l’annonce… à vérifier, car les usurpations sont légion.
La loi interdit à un particulier de vendre sa portée, sauf si elle est 100% de race et a un numéro de portée (précisé dans l’annonce), à vérifier aussi sur les sites www.espaces.centrale-canine.fr (chiots) ou https://loof.asso.fr/ (chatons). Enfin, l’animal doit être identifié, accompagné d’un certificat vété-rinaire récent et d’un document d’informa-tions sur ses besoins. Vous devez signer un contrat de vente ou un certificat de cession, même s’il s’agit d’un chaton des rues !